L’aéroport de Liège entame sa mutation

L’aéroport de Liège s’apprête à devenir bien plus qu’un simple aéroport dont l’activité principale est le cargo. Les investissements immobiliers pour y construire un parc d’activités près des pistes sont en cours.

n aéroport vit davantage qu’à travers les activités qui se déroulent sur son tarmac. C’est encore plus vrai avec l’aéroport de Liège dont le métier principal, on le sait, est le cargo (717.000 tonnes transportées en 2017).Pour être plus rentable, la structure liégeoise a mis au point un vaste plan de déploiement d’activités parallèles. Un terrain de plus de 470 hectares a ainsi été libéré aux abords des deux pistes pour donner vie à un parc d’activités.

Propriétaire du terrain, la Sowaer (Société wallonne des aéroports) a concédé à Liege Airport l’enceinte sécurisée autour des pistes ainsi que ses abords pour y construire un panel d’activités adjacentes : bureaux modernes et dynamiques pour PME et start-up, zone de fret agrandie, bâtiments logistiques, mais aussi crèche, salle de fitness et bien d’autres infrastructures encore.

La localisation de ces bâtiments à venir est évidemment un atout important. L’aéroport est situé au nord-ouest de la ville de Liège, à Bierset, dans la commune de Grâce-Hollogne, le long de l’autoroute de Wallonie, à proximité immédiate d’un nœud autoroutier important (E42 Lille-Francfort, E25 Rotterdam-Luxembourg, E40 Bruxelles- Cologne et E313 Anvers-Liège).

S’implanter à proximité de telles autoroutes apporte inévitablement des facilités en matière de déplacements. Par les temps qui courent, ce n’est pas négligeable, même dans une ville de province comme Liège.

Voilà pourquoi, à Liege Airport, on ne doute pas du succès de l’opération qui devrait connaître un coup d’accélérateur cette année. Le marché est « hyperdemandeur » avec déjà plus de 6.000 m2 de nouveaux espaces.

Histoire de rendre le projet plus attirant, les responsables ont même ouvert une partie de celui-ci à un concours d’architecte. Tant qu’à construire de nouveaux bâtiments, autant qu’ils soient agréables à regarder. Ça ne gâche rien, ni pour la vue… ni pour la rentabilité du bâti qui pourrait être améliorée.

Source: lesoir.be – 03-05-2018