Championnat des métiers à Budapest: combien de médailles pour la Belgique à l’EuroSkills?

L’EuroSkills se vit en Hongrie, cette année. Le championnat européen des métiers a débuté ce mercredi matin.

Le championnat européen des métiers manuels, techniques et technologiques bat son plein depuis ce mercredi matin avec une compétition sérieusement lancée en la capitale hongroise. Plus de 500 compétiteurs âgés de 18 à 25 ans issus d’une trentaine de pays s’y affrontent au travers de 35 métiers répartis en six secteurs d’activité: arts créatifs et mode, technologies de l’information et de la communication, industrie, construction, transports et logistique.

Si elle n’est pas la plus importante, la délégation de Belges reste cependant impressionnante: 26 jeunes – une majorité écrasante de Wallons – se frottent actuellement aux meilleurs à HungExpo sur une superficie de 60 000 m3.

Y participer: des motivations multiples

Parmi cet ensemble de jeunes, on retrouve notamment Corentin Collet d’Arlon. Le garçon de 19 ans fait ses études en ébénisterie à l’institut Saint-Luc de Tournai. Son rêve: faire de l’agencement en bois dans les bateaux. Être là et affronter dix autres dans sa catégorie «me permettra de mieux gérer le stress au boulot, plus tard. Je pense aussi que cela me fera une belle carte de visite».

Jordan Rubens de Stembert concourt en infographie. Du haut de ses 24 ans, il s’est inscrit en début d’année au championnat belge lui ayant permis de décrocher son ticket pour la Hongrie. Il n’est pas néophyte dans cette épopée puisqu’il y a déjà participé en 2015, remportant la médaille d’or belge et s’envolant ainsi au championnat mondial, le WorldSkills de Sao Paulo! «L’expérience du Skills est juste unique! On apprend énormément au niveau professionnel et aussi au niveau humain aussi, au sein de l’équipe belge. Je voulais revivre cela et remettre mes compétences en jeu, pour voir ce que je vaux au niveau européen.»

Des demoiselles, on en croise également. Notamment Ophélie Depotter, 22 ans, qui a déjà sa boutique de fleurs à Couvin. «Il y a deux mondes dans les fleurs: il y a le côté commercial, le magasin, ce que j’ai déjà acquis, et puis il y a le côté designer floral que j’aimerais bien acquérir. J’espère donc que l’EuroSkills m’offrira un petit tremplin…»

«Il faut une régionalisation de la formation technique et professionnelle en Belgique»

Le rendez-vous étant ouvert au public, nos jeunes représentants doivent à la fois gérer le stress de la compétition mais aussi celui des nombreux regards rivés sur eux. Plus de 70 000 visiteurs sont attendus jusqu’à ce vendredi soir! Parmi eux, les familles, les professeurs et les amis des compétiteurs de notre royaume qui représentent une centaine de personnes effectuant le déplacement sur les rives du Danube.

Combien de médailles d’or, d’argent et de bronze remporteront ceux qu’on surnomme les Red Bears? Réponse ce samedi soir lors de la cérémonie de clôture. Mais au-delà du concours, l’objectif est bien sûr de valoriser des filières trop souvent dénigrées. Et rien que pour cela, tout le monde y gagne à l’EuroSkills comme au WorldSkills.

«Il y a des métiers parfois méconnus et qui ont évolué, qui deviennent de plus en plus pointus. Ça démontre à quel point la formation est importante, résume Pierre-Yves Jeholet, ministre belge de l’Emploi et de la Formation venu encourager les jeunes, ce mercredi. La formation reste un enjeu important et je pense donc qu’il est temps de simplifier les niveaux de pouvoirs dans la formation par une régionalisation de la formation technique et professionnelle.»

Source: lavenir.net – 27-09-2018