Un Belge sur cinq éprouve une forme d’addiction au travail

Deux tiers d’entre eux (66 %) reconnaissent que le travail a une influence négative sur leur santé, plus encore (83 %) affirment éprouver du stress.

n Belge sur cinq entretient une relation d’addiction avec son emploi, selon une étude de Securex rendue publique lundi. Pourtant «  l’impact de l’addiction au travail se fait sentir tant à la maison qu’au travail  », conclut la société de ressources humaines sur base d’une étude menée auprès de 1.552 travailleurs belges début 2017.

Les statistiques sur l’addiction au travail collectées par Securex pointent que près d’un Belge sur cinq (17 %) est «  accro  » à son emploi. Ils ont le sentiment qu’ils «  doivent  » travailler parce que c’est leur devoir ou parce qu’à défaut, ils se sentent coupables, explique Securex dans un communiqué de presse.

Deux tiers d’entre eux (66 %) reconnaissent que le travail a une influence négative sur leur santé, plus encore (83 %) affirment éprouver du stress. Un quart d’entre eux, de même que des travailleurs compulsifs, courent également un risque accru de burn-out (25 %).

Quatre types de travailleurs

Securex distingue en effet quatre types de travailleurs : les «  accros au travail  » (17 %), les «  ordinaires  » (61 %), les «  compulsifs  » (11 %) et les «assidus  » (12 %).

«  Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les accros au travail ne sont pas nécessairement plus motivés à travailler que leurs collègues. En revanche, leur motivation est différente. Et comme leur motivation part du sentiment négatif qu’ils ’doivent’ travailler, leurs prestations sont de moindre qualité  », explique Hermina Van Coillie, experte en ressources humaines chez Securex.

Les accros au travail et les travailleurs compulsifs se rendent moins souvent avec plaisir à leur travail (63 %) comparé à leurs collègues travailleurs assidus ou ordinaires (73 %). Près de neuf accros au travail sur dix (86 %) disent avoir trop de travail et prestent plus d’heures supplémentaires qu’ils ne le souhaitent, alors que cela n’est le cas que dans une moindre mesure pour les autres travailleurs.

Source: lesoir.be 26-08-2018