Electriques

Boulette suédoise à la sauce aigre douce. 

Pardonnez mon titre un peu survolté, mais je vous explique.

Si Polestar existe, c’est bien grâce à Volvo (entreprise fondée en 1927) qui suit sa ligne de conduite traditionnelle vouée à la sécurité routière.

L’histoire de Polestar, qui est devenue une marque à part entière, est liée depuis le début à la performance.

Et que vient faire la sauce chinoise dans mon titre ? Le groupe Geely créé par le PDG Li Shufu à Hangzhou (Chine) a fondé son entreprise dans l’industrie automobile en 1987. 

En 2010 Geely rachète la branche automobile de Volvo à Ford, tout comme Lotus Cars en 2017. 

Voici donc la structure au niveau mondial

Maintenant que les présentations sont faites,  je vous explique mon approche et mon ressenti, sans langue de bois.  

Imaginez que votre moitié vous invite, bientôt nous l’espérons tous, dans un excellent restaurant aux spécialités orientales … mais depuis ce matin vous avez une énorme envie d’un steak frites ! Donc, naïvement, vous cherchez sur le menu du restaurant une alternative plausible proche de votre attente. 

C’est un peu ce que propose Polestar : une alternative sur la liste des possibles dans le secteur full électrique, sans passer par la case SUV et/ou Tesla. 

Regardons d’abord les ingrédients :

Deux moteurs électriques (transmission intégrale) 

Puissance : 300 kw (répartition 50% avant et arrière) soit 408 cv

Batterie utilisable : 75 Kwh 

Consommation WLTP : 19.3 Kwh/100 km

Autonomie WLTP : 470km

Autonomie PAF (pied à fond; norme Christian Kinot) : 330 km 

Couple : 660 Nm

Batteries : 78 KWh en 27 modules

0 à 100km/h : 4.7 sec 

Poids : 1900 kg

Volume du coffre : 438 L

Longueur : 4607 mm

Largeur : 1800 mm

Hauteur : 1478 mm

Empattement : 2735 mm

Pneumatiques : 245/40 R20

Freins : Brembo 4 pistons (Performance Pack)

Prix de départ : 58 900€ TTC 

Je vous présente la Polestar 2, un nom qui sonnerait bien pour la découverte de Mars mais ici sur terre, du presque traditionnel.

Une bonne berline type familiale, 5 portes, un peu surélevée (logique pour des raisons techniques et financières, la plate-forme vient de la Volvo XC40) .

Ce véhicule est homologué 5 places, mais soyons réalistes, pour notre confort, 4 places assises est beaucoup plus juste.

Une ligne réussie en mélangeant plusieurs configurations de carrosserie. 

J’ai roulé avec une Volvo (XC60) sur plus de 120 000 km, et j’ai tout de suite retrouvé mes marques, et rien que ça, c’est une bonne nouvelle. 

Dès le départ je suis rassuré et enfin satisfait.

Le bloc « compteur » est d’une simplicité remarquable, ma vitesse, mon autonomie et la température extérieure.

Simple, clair et précis.  

Evidemment, vous aurez toujours la possibilité de placer d’autres informations, comme par exemple le GPS.

L’action sur la pédale de gaz est progressive et au relâchement elle se transforme en freins (ou ralentisseurs) suivant trois réglages possibles. 

Malgré mon gabarit, l’habitabilité reste très bonne, quelques astuces de rangement et une super console à la verticale type Tesla, pour vous donner un maximum d’informations.

Un système Android très performant. 

Une maniabilité de bon niveau suivie d’une suspension ferme mais pas trop (malgré une monte en 20 pouces). 

L’accélération ou plutôt la poussée continue est formidable, un des attraits principaux des véhicules électriques. 

Le coffre et son double fond répondent à nos attentes journalières et sont suffisants pour une sortie en week-end. 

Concernant le compartiment avant, traditionnellement réservé au moteur; excepté le remplissage du lave-glace, circulez; il n’y a rien à voir !

Mon essai s’est déroulé sur trois jours avec comme point de recharge la classique prise standard du garage.

Cela a- t-il suffit ? Et bien oui ! 

Pour vous répondre sur la présentation de «Test Achats », avec le parcours bien belge en Polestar 2 (départ de la côte et direction nos Ardennes) qui prétendait que l’autonomie n’était pas suffisante pour rallier les 2 points, cela est totalement incorrect.

Encore fallait-il préciser que, dans cet essai, la charge de départ n’était que de 25%….

Quel que soit le type de combustible, moi en tout cas, je fais le plein avant de partir pour cette longueur de trajet……

Ce dernier reportage aura le mérite de démontrer que notre réseau belge de recharges des batteries n’est vraiment pas encore au point, vraiment pas.

Vous auriez pris n’importe quelle autre marque électrique, avec la même charge, le problème aurait été le même.  

Alors sommes-nous prêts à franchir le cap du tout électrique ?  Pas sûr, du moins actuellement. 

Les véhicules sont-ils sur la bonne route ? Pas loin, ou peut-être pour certain un peu en avance.

Sommes-nous capables de conduire des véhicules de 400 à 700 cv ? Cela devient du pilotage et demande une certaine maitrise de réactions face à certaines situations.

Il sera nécessaire de mieux se former à la conduite avant de prendre la route avec ce genre de véhicule. Et comme le disait dernièrement un ami, c’est un peu comme prendre la mer sur un voilier avec le brevet Optimist. 

Pour être complet et afin de mieux comprendre mon expérience, je vous invite à contacter Stéphane Meyer stephane@spaceliege.be, car au final, c’est vous qui choisissez la sauce de votre plat. 

Remerciements à Polestar Liège. www.polestar.comChristian Kinot