WiFi à bord des bus: le TEC n’est plus très chaud

Après plus d’un mois de fonctionnement, l’application mobile des TEC a trouvé son public. Par contre, l’idée d’installer le WiFi à bord des bus est probablement mise au placard.

«Le WiFi dans les bus? On en parle de moins en moins…»

Cette petite phrase lâchée ce mardi par l’administrateur général des TEC, Vincent Peremans, à l’occasion de la présentation d’un premier bilan de l’application mobile des bus wallons ressemble à une oraison funèbre.

Testée entre décembre 2017 et fin janvier 2018 à bord de 4 bus en Wallonie et d’un tram à Charleroi, cette expérience pilote avait pourtant enregistré près de 4 500 connexions avec un taux de satisfaction des utilisateurs de plus de 90%.

Mais depuis, les bus wallons ont mis le paquet sur un autre volet en matière de technologie mobile: le déploiement de l’application et la refonte du site web notamment.

«Et puis le développement de la 4G, bientôt de la 5G, et la multiplication des offres datas chez les opérateurs téléphoniques ont un peu changé les choses», note Stéphane Thiéry. Le directeur marketing des TEC refuse toutefois de dire que le WiFi est définitivement enterré. «Nous allons nous déterminer par rapport à tous ces éléments», dit-il en notant que l’installation du WiFi dans tous les bus serait lourde en termes d’investissement mais aussi de maintenance. Et comme les priorités budgétaires de 2019 en matière de technologie mobile iront au développement de l’application (entre 1,5 et 2 millions prévus), on sent bien qu’on n’est plus très chaud pour le WiFi.

Une formule WiFi «light» n’est cependant pas exclue: des connexions WiFi possibles à certains endroits (gares de bus par exemple) seulement.

Un bon démarrage pour l’application mobile des TEC

Un peu moins d’un mois et demi après avoir été basculée sur les stores, l’application mobile des TEC connaît un joli succès: plus de 50 000 téléchargements et 5 000 utilisations quotidiennes. Quant au retour de l’expérience utilisateurs, 99,5% d’entre eux l’ont utilisée sans aucun bug et l’appli enregistre une cote moyenne de 4,4 sur ses sur les stores mobiles.

Actuellement, les fonctionnalités restent basiques: recherche d’itinéraires ou d’un arrêt; accompagnement de l’utilisateur sur son trajet (où descendre, les étapes,…); les horaires et les lignes; la localisation des points de ventes.

«Mais nous avons volontairement développé l’application de cette manière, avec la volonté d’ajouter des fonctionnalités progressivement pour éviter les problèmes techniques», dit Renaud Therry, responsable de la stratégie digitale.

L’année 2019 verra ainsi diverses fonctionnalités nouvelles et améliorations se mettre en place: augmentation de la fiabilité des infos en temps réel, création de comptes clients avec personnalisation de l’app, amélioration de l’ergonomie, intégration des données (horaires, etc.) des autres opérateurs de mobilité du pays.

Plus d’infos dans notre édition de ce mercredi.

Source: lavenir.net – 15-01-2019

TAS Charleroi décroche un contrat à 150 millions grâce à l'Agence spatiale européenne

Thales Alenia Space a été choisi par l’Agence spatiale européenne pour diriger la mission Fluorescence Explorer (FLEX), censée surveiller la santé de l’écosystème terrestre. La filiale belge participera à la réalisation de ce contrat évalué à 150 millions d’euros.

La co-entreprise Thales Alenia Space, qui compte trois sites en Belgique, a été choisie par l’Agence spatiale européenne (ESA) pour diriger la mission Fluorescence Explorer (FLEX), destinée à surveiller depuis l’espace la santé des plantes afin d’évaluer la santé de l’écosystème terrestre. Le site carolo de TAS, le plus important en Belgique, participera à la réalisation de ce contrat « évalué à 150 millions d’euros », selon Thales Alenias Space.

Le satellite FLEX sera la huitième mission d’exploration de la Terre (Earth Explorer) menée par l’ESA. Il s’appuiera sur un instrument innovant nommé FLORIS (un spectromètre à haute résolution) pour cartographier la fluorescence de la végétation terrestre afin de quantifier l’activité photosynthétique. L’information apportée permettra de mieux comprendre comment le carbone se déplace entre les plantes et l’atmosphère et comment la photosynthèse affecte les cycles du carbone et de l’eau. En outre, les informations fournies par FLEX donneront un meilleur aperçu de la santé des plantes.

Le satellite, qui sera lancé par un lanceur léger Vega, sera positionné en orbite en tandem avec l’un des satellites Sentinel-3 (du programme européen Copernicus), également construit par Thales Alenia Space. Il tirera parti des capteurs optiques et thermiques de son voisin pour fournir un ensemble intégré de données.

Le coeur électrique

Thales Alenia Space dirigera un consortium qui comprendra ses propres filiales et des partenaires de l’industrie spatiale. La filiale belge de la co-entreprise franco-italienne fournira le cœur électrique du satellite, appelé PCDU (Power Conditioning & Distribution Unit). Cet élément, une spécialité du site de Charleroi, transforme l’énergie électrique reçue des panneaux solaires et des batteries en énergie utilisable par les différents équipements du satellite. Il réalise également des fonctions de distribution et d’avionique. L’équipe belge fournira par ailleurs des équipements d’alimentation électronique (EPC), qui, associés aux tubes à ondes progressives, forment les amplificateurs des émetteurs du satellite transmettant des informations vers la Terre.

Thales Alenia Space est une co-entreprise entre Thales (67%) et Leonardo (33%). Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 2,6 milliards d’euros en 2017 et emploie 7.980 personnes dans 9 pays. TAS compte trois sites en Belgique: Charleroi, Hasselt et Louvain, ce qui représente un total de 700 employés.

TAS Belgium est par ailleurs un très important fournisseur d’électronique de bord du lanceur Ariane 5. Sur Ariane 6, l’entreprise fabriquera la chaîne de sauvegarde et de l’électronique pour les systèmes d’actionnement des tuyères. Le lanceur russe Soyouz commercialisé par Arianespace bénéficie également du système de sauvegarde fabriqué à Charleroi.

Source: lecho.be – 10-01-2018

Tintin, un jeune homme de 90 ans

Une version recolorisée, et uniquement numérique, de l’album controversé « Tintin au Congo » est lancée à l’occasion de l’anniversaire du héros à la houppe.

Nick Rodwell, le patron de Moulinsart SA, la société de droit belge chargée de l’exploitation commerciale de l’œuvre d’Hergé, s’est cassé la jambe en tombant d’une échelle, dans une forme d’hommage au capitaine Haddock, lequel se retrouve immobilisé par un plâtre en raison d’une marche d’escalier défectueuse dans Les Bijoux de la Castafiore. Immobilisé, l’époux britannique de Fanny Vlamynck, la deuxième femme et veuve d’Hergé, n’a pu assister à la conférence de présentation du 90e anniversaire de Tintin, jeudi 10 janvier à Bruxelles.

Les festivités n’en ont pas moins été lancées à l’hôtel de ville de la capitale belge, non loin de là où tout a commencé, un 10 janvier 1929, dans les pages du XXe Siècle, dirigé par l’abbé Norbert Wallez, où le reporter et son fidèle Milou partaient enquêter au « pays des Soviets ».

La principale annonce faite par Moulinsart concerne la nouvelle colorisation de Tintin au Congo, deuxième volume de la série, publié pour la première fois en 1931. Alors que l’histoire a été colorisée dès 1946, c’est bien cette version originelle, en noir et blanc, qui a été choisie par Moulinsart, dans la foulée de la colorisation de Tintin au pays des Soviets, proposée en janvier 2017 en coédition avec l’éditeur historique de la série, Casterman.

Lire aussi « Tintin au pays des Soviets », l’album mal aimé d’Hergé, prend des couleurs
« Caractère raciste »
La maison d’édition franco-belge n’a pas souhaité s’associer à Moulinsart, cette fois-ci, craignant que soient ravivées les nombreuses controverses qui accompagnent régulièrement Tintin au Congo. L’album a été l’objet, en effet, de plusieurs recours en justice en raison de son caractère raciste et de son contenu idéologique, très en phase avec l’époque de la colonisation.

Casterman aurait souhaité qu’un « appareil critique », sous la forme d’un dossier figurant à l’intérieur de l’album, accompagne une édition papier de ce Tintin au Congo remanié. Cette nouvelle version – mise en couleur par le responsable des Studios Hergé, Michel Bareau, un ancien directeur artistique de Casterman – ne sera donc publiée que numériquement, Moulinsart ayant conservé la mainmise sur la commercialisation digitale de Tintin. Disponible en trois langues (anglais, français, néerlandais), elle sera disponible dans l’application « Les Aventures de Tintin », sur l’AppStore et Google Play Store.

Plusieurs expositions devraient célébrer, par ailleurs, le 90e anniversaire du héros à la houppe au cours de l’année 2019, à Barcelone, Lisbonne ou encore Séoul. L’arlésienne d’un deuxième film, réalisé par Peter Jackson, qui coproduisit Le Secret de la licorne, mis en scène par Steven Spielberg en 2011, est également réapparue. Benoît Mouchart, le directeur éditorial bande dessinée de Casterman, a expliqué jeudi qu’une « option » avait été signée à la fin de 2018 par le duo américano-néo-zélandais. Le deuxième volet pourrait être une adaptation du diptyque Les Sept Boules de cristal et Le Temple du soleil, d’après Moulinsart qui espère une sortie en salles en 2022.

A noter que deux autres personnages iconiques de la bande dessinée fêteront un anniversaire décennal en 2019 : Batman (80 ans) et Astérix (60 ans). Le premier aura droit à une grande exposition au prochain Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (24 au 27 janvier). Le second connaîtra une nouvelle aventure, en octobre, sous la plume de ses repreneurs, Jean-Yves Ferri (scénario) et Didier Conrad (dessin), nés tous les deux en 1959, comme le célèbre Gaulois.

Source: lemonde.fr – 10-01-2018

Pourquoi les tatouages dans les jeux vidéo pourraient bientôt disparaître

Et si les tatouages n’étaient plus représentés dans les jeux vidéo?

Les droits d’auteur sont un véritable casse-tête. On s’en aperçoit quand un tel sujet vient s’ajouter au débat: la représentation des tatouages dans les jeux vidéo. Dans la majorité des jeux, les personnages sont tatoués, surtout les sportifs.

Le tatouage n’appartient pas à l’athlète
EA Sports a recréé près de 100 tatouages entre ses différents jeux (FIFA, UFC). Il faut dire que cela fait partie de l’identité de l’athlète, comme par exemple pour Lionel Messi, LeBron James ou encore Radja Nainggolan. Difficile d’imaginer le Diable être représenté sans sa panoplie de dessins sur le corps.

Oui mais voilà, on ne rigole pas avec les droits. Le New York Times s’est penché sur la question en constatant que le tatouage n’appartient pas à l’athlète, mais à l’artiste qui l’a réalisé. Alors pourquoi un jeu vidéo serait-il différent d’une émission de télévision ou d’un match? Tout simplement car il s’agit d’une représentation, et non d’images réelles.

LeBron James: « Cela ne serait pas réaliste »
Des avocats se sont engouffrés dans la brèche. EA Sports n’a pu représenter qu’une poignée de joueurs avec leurs tatouages dans son jeu de football américain, Madden. Les joueurs n’ont pourtant aucun intérêt à ce que leurs tatouages ne soient pas affichés, il en va de leur image.

LeBron James estime que ses tatouages « font partie de sa personnalité et de son identité » et que s’il « n’était pas représenté avec, cela ne serait pas réaliste ». Deux tatoueurs sont aussi « déçus » que la société les représentant ait porté plainte contre un développeur américain, indiquant qu’ils n’avaient « jamais demandé cela ».

En attendant qu’une solution soit trouvée, et qu’une loi claire sur le sujet soit établie, le réalisme des jeux vidéo pourrait bien effectuer un petit retour en arrière dans les prochains mois…

Source: 7sur7.be – 03-01-2019

Finance: 2019, l’année de tous les dangers?

Après une croissance ininterrompue de 10 ans, les indices boursiers font grise mine. Avec une crainte: celle de la crise financière.

Depuis quelques semaines, la finance mondiale joue à se faire peur. Les soubresauts enregistrés au sein des différentes places boursières, en décembre dernier notamment, ne sont guère rassurants: -9,7% à New York (Dow Jones), -7,9% à Francfort ou encore -4,7% à Londres. De là à envisager un écroulement des marchés financiers en 2019?

1. Le basculement«Nous assistons effectivement à un retournement de marché, qui a commencé en septembre-octobre 2018», analyse l’économiste Bruno Colmant.

Avant cette période charnière, les marchés financiers ont connu dix ans de croissance ininterrompue. «Suite à la crise de 2008, l’objectif des banques centrales était de redonner de la vigueur à l’économie, avec des taux d’intérêt très bas et des crédits faciles», avance Roland Gillet, expert international et professeur de finance à la Sorbonne et à l’ULB (Solvay).

Les marchés étaient habitués aux bonnes nouvelles. En décembre 2017, l’indice Dow Jones franchissait même les 24 000 points, un record. Aujourd’hui, cette dynamique semble s’essouffler.

2. Les raisons Les résultats actuels s’expliquent par des facteurs politiques, tels que la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, ou encore les incertitudes liées au Brexit, entre autres. «Les taux d’intérêt sont également en train d’augmenter aux États-Unis, et c’est un élément majeur, assure Bruno Colmant, car on a connu une période de taux d’intérêt très bas pendant 10 ans. Ce changement a une répercussion quasi mathématique sur les cours boursiers.»

3. Un cycle Mais finalement, faut-il s’inquiéter de ces changements? «Je pense que, fondamentalement, il ne faut pas s’inquiéter, car la bourse est faite de périodes de hausse et de baisse, même si les périodes de baisse sont évidemment désagréables. Quelqu’un qui investit et qui paniquerait en se disant: “Maintenant, je vends tout” pourrait faire le mauvais choix. Il faut, au contraire, rester extrêmement calme.»

Même écho du côté de Roland Gillet: «Il y a encore de la croissance, tant aux États-Unis qu’en Europe.» Les personnes qui, dans l’optimisme de ces dernières années, se sont ruées sur certains actifs, à l’exemple des cryptomonnaies, ont sans doute du souci à se faire. «Mais ceux qui ont une politique de long terme et qui n’ont pas été tentés par certaines folies spéculatives peuvent encore faire le gros dos. Il ne faut pas pécher par excès de pessimisme non plus!»

Source: lavenir.net – 03-01-2019

Tout ce qui change ce 1er janvier 2019

Voici tous les changements qui s’appliqueront en Belgique ou dans l’Union européenne dès ce 1er janvier.

La Belgique à la table du Conseil de sécurité de l’ONU

La Belgique fera partie des membres non permanents du Conseil de sécurité de l’ONU à partir du 1er janvier 2019, pour un mandat de deux ans. Le pays se trouvera pour la sixième fois de son histoire au coeur des Nations unies, dans l’organe responsable du maintien de la paix et de la sécurité internationale.

En juin dernier, la Belgique avait reçu le soutien de 181 des 188 votes exprimés par les États membres de l’organisation réunis au sein de l’Assemblée générale, bien plus que les deux tiers des votes exigés. L’Allemagne, l’Afrique du Sud, la République dominicaine et l’Indonésie font également partie des nouveaux membres non permanents.

Ces pays siégeront avec les cinq membres permanents, dotés d’un droit de veto: les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni. Le Conseil de sécurité fonctionne sous l’égide d’une présidence tournante que la Belgique occupera à partir de février 2020.

Le président peut organiser un débat à propos d’une de ses priorités au niveau ministériel ou sur la base de l’exécution d’une résolution, ce qui implique des déplacements fréquents à New York du ministre des Affaires étrangères.

« Nous serons à la hauteur de cette marque de confiance. Nous veillerons à multiplier les dialogues avec l’ensemble des acteurs. Nous voulons nourrir un débat respectueux et transparent afin de nourrir l’esprit de confiance entre nous », a assuré le Premier ministre Charles Michel lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre dernier.

La prévention des conflits, la protection des civils dans les conflits armés et la lutte contre l’impunité feront partie des priorités de la diplomatie belge.

Le corps de sécurité intégré au sein de la nouvelle Direction de la sécurisation

Les agents du corps de sécurité du SPF Justice seront transférés à partir du 1er janvier 2019 au sein de la nouvelle Direction de la sécurisation de la police fédérale (DAB), créée par le gouvernement fédéral pour dégager un maximum de capacité policière. La DAB comptera également des militaires, des membres du personnel de Brussels Airport Company et de nouveaux travailleurs.

La DAB assurera la sécurisation de divers lieux comme les palais royaux, les bâtiments des autorités nationales et internationales, les cours et tribunaux ou encore les sites nucléaires. Elle sera aussi chargée de fournir un renfort ponctuel à la police et des escortes protocolaires.

La DAB comptera à terme quelque 1.600 équivalents temps plein.

La Roumanie prend la tête du Conseil de l’Union européenne sur fond de tensions

La Roumanie succédera à l’Autriche à la présidence du Conseil de l’Union européenne ce 1er janvier, alors que les tensions restent vives avec les institutions de l’UE. Les responsables européens reprochent au gouvernement de centre-gauche, dirigé par la Première ministre Viorica Dancila, de se détourner de l’Etat de droit. Il s’agit de la première présidence de la Roumanie depuis son adhésion à l’Union européenne en 2007.

Fin octobre, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a déclaré que l’adhésion avant la fin de la législature de la Roumanie à l’espace Schengen de libre circulation intérieure pourrait être hypothéquée si le gouvernement poursuit sa politique. Viorica Dancila et son équipe ont adopté plusieurs projets de loi qui menacent l’indépendance des magistrats et ne permettent pas une lutte efficace contre la corruption, très répandue dans le pays, d’après différents rapports.

L’exécutif européen demande notamment la suspension des procédures de nominations et de révocations pour les procureurs de rang élevé, alors que le gouvernement roumain a limogé l’ancienne cheffe du parquet anticorruption.

Des questions se posent également sur la capacité de la Roumanie à endosser la présidence du Conseil. Le gouvernement a dû nommer fin novembre un nouveau ministre aux Affaires européennes après la démission surprise de Victor Negrescu. Viorica Dancila a elle assuré que son pays serait à la hauteur de la tâche.

La présidence de la Roumanie prendra fin le 31 juin et la Finlande lui succédera ensuite lors du second semestre de 2019.

La Région bruxelloise aura son médiateur

La Région de Bruxelles-Capitale disposera à partir de 2019 de son propre médiateur. Le futur ombudsman sera compétent pour toutes les matières relevant de la Région, de la commission communautaire française (Cocof), de la commission communautaire commune (Cocom), ainsi que pour les communes qui ne disposent pas encore de leur propre service de médiation.

Le mandat du futur médiateur sera de cinq ans, renouvelable une fois seulement. Celui-ci pourra agir sur demande du parlement, ou de sa propre initiative.

Les plaintes portant sur la commission communautaire flamande (Cocon) seront, elles, traitées par les services de l’ombudsman flamand.

Les allocations familiales deviennent compétence des Régions

Les allocations familiales deviennent compétence des régions ce 1er janvier 2019. Rien ne sera différent à Bruxelles avant 2020 mais en Wallonie, des nouveautés seront d’application dès l’an neuf.

Les familles wallonnes existantes n’auront aucune démarche à effectuer, leurs dossiers seront automatiquement repris par une caisse agréée en Région wallonne et les paiements continueront sans interruption.

Parmi les changements ressentis dès 2019, notons que seuls les revenus annuels imposables du ménage (brut imposable < € 30.984/an) détermineront le droit à un supplément social. Par ailleurs, l’enfant qui perdrait un de ses parents en 2019 continuera à bénéficier de l’allocation d’orphelin indépendamment de la (re)mise en ménage ou (re)mariage du parent encore en vie. Et enfin, le jeune qui aura 18 ans en 2019 continuera à recevoir automatiquement ses allocations familiales jusqu’à 21 ans sauf s’il travaille ou perçoit des allocations de chômage.

En ce qui concerne le choix de la caisse d’allocations familiales, seules les familles dont le 1er enfant naitra à partir de janvier 2019 peuvent choisir leur caisse d’allocations familiales parmi l’une des 5 en Wallonie (Famiwal, la caisse publique d’allocations familiales; Parentia qui succède aux caisses fédérales Partena, Attentia et Mensura; Camille qui succède à l’UCM et Xerius; Kidslife qui succède à Group S, ADMB et Horizon et Infino qui succède à Securex et Acerta). Les familles existantes (qui sont dès lors déjà affiliées à une caisse) auront la possibilité de choisir leur caisse à partir du 1er janvier 2021. Leur dossier a été automatiquement transféré vers la caisse wallonne qui succède à leur actuelle.

Les médicaments contre l’hépatite C remboursés pour tous les patients

A partir du 1er janvier, les médicaments contre l’hépatite C seront remboursés à toutes les personnes atteintes par la maladie, même à un stade précoce. La mesure avait été annoncée fin novembre par la ministre de la Santé Maggie De Block.

Ces médicaments n’étaient précédemment remboursés qu’à un stade avancé de la maladie mais l’Institut National de l’Assurance Maladie-Invalidité (INAMI) et les producteurs de médicaments ont signé un accord afin d’élargir ce remboursement. En s’attaquant plus tôt à l’hépatite C, il est possible d’éviter qu’elle ne devienne chronique et que les lésions ne soient permanentes.

Environ 1.100 patients bénéficient déjà du remboursement des médicaments contre l’hépatite C. Grâce à l’élargissement du remboursement à la phase initiale de la maladie, un millier de patients devraient s’ajouter à ce nombre en 2019. Le traitement dure en général environ trois mois. Un premier test sanguin est effectué pour contrôler l’absence du virus trois mois après la fin du traitement antiviral. Un test définitif devra confirmer que le virus n’est plus détectable douze mois après le traitement.

L’hépatite C est une maladie infectieuse qui atteint principalement le foie. Elle se manifeste progressivement et beaucoup de patients sont donc porteurs sans le savoir. Quelque 70.000 Belges sont porteurs du virus et seule la moitié d’entre eux en est consciente.

Le virus se transmet essentiellement par le sang ou des produits sanguins infectés, lors d’une injection de drogues par voie intraveineuse, d’une transfusion de sang non contrôlé ou de rapports sexuels non protégés.

Les entités fédérées à la manoeuvre pour une série de compétences de santé

Dans la foulée de la sixième réforme de l’État, le fédéral s’est déchargé de l’exercice de toute une série de compétences au profit des entités fédérées. Dans le domaine des soins de santé, ce passage de flambeau est entré en vigueur le 1er juillet 2014 mais l’autorité fédérale – par le biais de l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami)- a continué à en assurer la gestion administrative. À partir du 1er janvier 2019, les entités vont toutefois devoir assumer la gestion effective de l’ensemble des matières qu’elles ont été contraintes d’absorber.

Les compétences transférées concernent les soins aux aînés (maisons de repos -MR- et maisons de repos et de soins -MRS-), les infrastructures hospitalières, les personnes handicapées avec l’allocation pour l’aide aux personnes âgées (ADA), la santé mentale (maisons de soins psychiatriques, initiatives d’habitations protégées), la prévention (cancer du sein, colorectal,…) et l’organisation des soins de 1ère ligne.

Afin d’en assumer la gestion, les entités fédérées ont mis en place des structures spécifiques.

En Wallonie, l’Agence pour une vie de qualité (Aviq) a ainsi été mise sur pied tandis que dans la capitale, c’est Iriscare qui assumera dès le 1er janvier 2019, les tâches jusqu’ici encore remplies par l’Inami. En parallèle, sur Bruxelles, la Cocom (Commission communautaire commune, institution qui gère l’offre de soins pour les Bruxellois des deux communautés linguistiques, ndlr) s’occupera des normes d’agrément et contrôles des institutions.

En Flandre, la ‘Vlaamse Sociale Bescherming’ (VSB, protection sociale flamande) a été échafaudée pour répondre à cette nouvelle répartition de compétences.

Enfin, du côté de la Communauté germanophone, les matières transférées seront du ressort de la ‘Dienststelle für Selbststimmtes Leben’ (DSL ou agence pour une vie autodéterminée).

Au-delà de ces structures propres à chaque entité, des accords de coopération ont été conclus entre les différentes Régions et Communautés afin de permettre aux patients de passer les frontières internes au pays et de pouvoir bénéficier de soins dans une autre entité que celle où ils habitent.

Le trajet en ambulance coûtera 60 euros pour tout le monde

A dater du 1er janvier 2019, un nouveau système de facturation pour les services d’ambulance entrera en vigueur: tout le monde paiera 60 euros par trajet. Peu importe où il est pris en charge, d’où provient l’ambulance 112 ou vers quel service d’urgence il est transporté, chaque patient déboursera le même montant.

Aujourd’hui, une facture d’ambulance s’élève en moyenne à 130 euros. Les patients peuvent se faire rembourser la moitié de ce montant par les pouvoirs publics en introduisant une attestation auprès de leur mutualité. Le coût moyen à charge du patient est donc actuellement de 65 euros.

Cette nouvelle mesure fait partie des investissements de la ministre de la Santé Maggie De Block dans l’aide médicale urgente.

Financement groupé des soins hospitaliers à basse variabilité

L’arrêté royal relatif au financement groupé des soins hospitaliers à basse variabilité (SBV – concerne les actes qui ne nécessitent pas de soins différents entre les patients et se pratiquent de la même manière pour tous) produira ses effets dès le 1er janvier 2019. Dans ces cas précis, l’Etat interviendra dès l’an prochain de la même manière dans tous les hôpitaux du pays.

Le nouveau financement s’appliquera à environ 8,5% des plus de 4,5 millions d’hospitalisations (hospitalisations classiques et de jour) qui ont lieu chaque année en Belgique.

Le SPF Santé a établi une liste de 57 groupes de patients pouvant être traités de façon standardisée et sur base de laquelle, la ministre Maggie De Block va définir un prix fixe pour les honoraires des prestataires de soins par admission de patient.

L’usage du banc solaire soumis à une autorisation médicale

Toute personne majeure n’ayant pas un type de peau 1, le plus sensible, peut utiliser un banc solaire en Belgique. A partir du 1er janvier 2019, il existera deux méthodes de détermination du type de peau, permettant d’obtenir l’autorisation de se rendre dans un solarium, détaille le SPF Economie.

Cette détermination du type de peau peut être effectuée par un médecin. L’utilisateur devra, dans ce cas, fournir une attestation médicale confirmant le type de peau au responsable de l’accueil du centre de bronzage.

Le passage chez le médecin ne sera pas obligatoire si le centre de bronzage dispose d’un appareil pour la détermination de la sensibilité de la peau. Dans ce cas, le type de peau pourra être déterminé par le responsable de l’accueil voire par l’utilisateur lui-même.

Les consultations chez le généraliste augmentent de 3%

Les honoraires pour une consultation chez le médecin, une visite à domicile ou le dossier médical global (DMG) augmentent de 3,33% à partir de janvier. Le ticket-modérateur ne suit pas la même tendance car la part remboursée par le gouvernement augmente également.

Les honoraires pour une consultation classique progressent de 3,3%, passant de 25,4 à 26,3 euros en 2019, mais cette hausse ne sera donc pas ressentie par le patient. Une consultation à domicile augmente elle de 1,25 euros, à 38,9 euros, une hausse pas entièrement compensée par la mutualité. Le patient paiera donc quelques centimes de plus qu’en 2018.

Pour un dossier médical global (DMG), les frais s’élèveront dès janvier à 31 euros au lieu de 30, et à 56,8 au lieu de 55 euros pour les patients atteints de maladies chroniques. Le remboursement suivra également la même hausse.

Aucune indexation n’est prévue pour les chirurgiens en 2019, ni pour une partie des prestations techniques. D’autres prestations sont indexées de 1,45%.

Les utilisateurs professionnels de pesticides mieux protégés

Un arrêté ministériel pris récemment par le ministre fédéral de l’Agriculture Denis Ducarme (MR) devrait contribuer à mieux protéger les utilisateurs professionnels de pesticides dès le 1er janvier 2019. Cet arrêté renforce les informations données aux acheteurs de produits phytosanitaires ainsi que les contrôles.

Le non-respect des règles en matière de contrôle des pulvérisateurs pourra mener au retrait de la phytolicence indispensable pour détenir des produits à usage professionnel.

Il ne sera plus admis de passer sans précautions par un tiers pour acheter des pesticides.

Enfin, les règles sur les locaux de stockage des produits seront également renforcées.

De nouveaux véhicules interdits de circuler en Région bruxelloise

De nouveaux véhicules seront interdits en Région bruxelloise, zone de basse émission, à partir du 1er janvier 2019.

Les véhicules diesel Euro 2 et les véhicules à essence Euro 0 et Euro 1 s’ajoutent à la liste des véhicules déjà interdits dans la zone basse émission. Pour ces motorisations, seul un accès de maximum 8 jours par an et par véhicule est possible via l’achat d’un pass d’une journée.

Une période d’adaptation est prévue et les nouveaux véhicules interdits ne recevront pas d’amende avant le 1er avril.

Flexibilité accrue des congés parentaux

À partir du 1er janvier, la flexibilité dans l’octroi des congés parentaux est accrue. Si leur durée ne change pas, ceux-ci pourront par contre être pris par demi-journée ou un jour toutes les deux semaines. Le congé pour assistance médicale et le congé palliatif pourront également être pris de façon plus souple, par exemple par semaine ou par mois.

Le congé d’adoption est également amélioré et porté à six semaines quel que soit l’âge de l’enfant. Ce congé sera de 12 semaines en cas d’incapacité physique ou mentale de l’enfant.

Par ailleurs, un congé parental d’accueil d’une semaine est créé en cas de placement familial de longue durée (au moins six mois).

© capture Twitter

 

François Bailly nouveau rédacteur en chef de l’Echo

François Bailly, 33 ans, deviendra le 1er janvier le nouveau rédacteur en chef de L’Echo. Il succède à Joan Condijts.

Diplômé en journalisme de l’Université libre de Bruxelles (ULB), le nouveau rédacteur en chef a entamé sa carrière au sein de la rédaction de L’Echo en 2008. Il s’est spécialisé, au fil des ans, dans les matières télécom et automobile.

Nouveau contrat de gestion à la RTBF

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a validé et signé début décembre le nouveau contrat de gestion de la RTBF, qui entrera en vigueur le 1er janvier.

Le nouveau contrat de gestion confirme la RTBF dans son rôle de Média de Service Public global avec une présence en TV, radio et sur internet et les réseaux sociaux. Ce cinquième contrat renforce également le rôle de proximité de la chaîne avec ses publics.

Sur le plan financier, le projet annonce une augmentation de la dotation de 1,25% en 2019 et 2020.

La RTBF prendra à sa charge la moitié du manque à gagner de la perte publicitaire liée aux objectifs demandés -passage de 30% à 25%. Une attention particulière est également portée au nombre d’heures de productions propres quotidiennes: plus de 10% en tv et radio. Le contrat fixe un objectif ambitieux de quatre productions de séries belges par an d’ici 2020.

La chaîne publique devra par ailleurs se mettre en conformité avec le nouveau règlement CSA en matière d’accessibilité pour les sourds et malentendants.

Entrée en vigueur du code wallon du bien-être animal

Le premier code wallon du bien-être animal, dont l’article premier stipule que l’animal est un être sensible, entre en vigueur ce 1er janvier. Désormais, un permis sera nécessaire pour détenir un animal. L’abandon, la négligence et la maltraitance seront interdits tout comme l’entrave à leur liberté de mouvements.

Comportant 12 chapitres et 109 articles, ce texte, porté par le ministre wallon Carlo Di Antonio (cdH), traite notamment de la détention des animaux, des pratiques interdites et des interventions autorisées sur ces derniers, de leur commerce, de leur transport et de leur introduction sur le territoire wallon. Leur mise à mort ainsi que l’expérimentation animale y sont également plus strictement réglementées.

L’identification et l’enregistrement des chiens et des chats sont par ailleurs rendus obligatoires, sous certaines conditions et la contribution demandée au propriétaire lors de cet enregistrement permettra d’alimenter un Fonds de protection contre les abandons et la maltraitance animale dont pourront bénéficier les refuges.

Il devient en outre interdit d’organiser des combats ou des exercices de tir sur animaux et les hippodromes de kermesse sont bannis. Dans les cirques, plus aucun animal, autre qu’un animal domestique, ne peut être détenu et utilisé. Et l’installation ou la mise en service de cage pour l’élevage de poules pondeuses est dorénavant prohibée.

Le code limite par ailleurs la publicité visant la commercialisation des animaux. Les détaillants ne peuvent ainsi plus afficher de soldes, ristournes et autres rabais sur des animaux. De même, il est interdit de commercialiser des animaux à une personne mineure, de faire du démarchage ou d’offrir un animal sous forme de vente conjointe.

Enfin, la maltraitance animale sera sévèrement punie en Wallonie, le nouveau code la faisant passer en infraction de première catégorie, ce qui correspond à des peines maximales de 10 à 15 ans de prison et à une amende pouvant aller jusqu’à 10 millions d’euros.

Les poneys interdits de foire tant en Wallonie qu’en Région bruxelloise

Dès le 1er janvier 2019, il sera interdit d’utiliser des poneys sur des manèges forains sur tout le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale ainsi qu’en Wallonie. En Flandre, il existe depuis 2013 une réglementation stricte concernant l’utilisation de poneys et de chevaux mais pas d’interdiction pure et simple.

L’ordonnance visant à interdire l’utilisation de poneys sur les champs de foire dès janvier 2019 a été adoptée par le parlement bruxellois en janvier dernier. Jusqu’ici, la décision d’autoriser ou non l’utilisation de poneys de foire appartenait aux communes. La réglementation est donc désormais régionalisée.

La secrétaire d’État en charge du Bien-être animal, Bianca Debaets (CD&V), qui est à l’initiative de la nouvelle législation, estime que l’utilisation des poneys dans un environnement bruyant et dans des conditions de bien-être très limitées n’est plus de ce temps.

De son côté, la Wallonie a dernièrement introduit dans le code wallon du bien-être animal l’interdiction d’utiliser des équidés dans un hippodrome de kermesse. Cette mesure entrera également en vigueur à partir du 1er janvier 2019, a confirmé à Belga le cabinet du ministre Carlo Di Antonio, en charge du Bien-être animal. Une période transitoire est toutefois tolérée jusqu’au 31 décembre 2022 pour le responsable d’hippodrome de kermesse déjà en activité et enregistré, précise le texte.

En Flandre, des mesures strictes concernant l’utilisation de poneys et de chevaux de foire sont d’application depuis le 1er mai 2013, mais la pratique n’est toutefois pas prohibée. Depuis le 1er janvier 2016, la piste équestre doit par ailleurs être adaptée à la taille de l’animal, avec un diamètre d’au moins 10 mètres si la hauteur au garrot est plus grande qu’1,20 mètre.

La RTBF met fin à l’émission de ses programmes radio en ondes moyennes

La RTBF n’émettra plus ses radios en modulation d’amplitude (AM) dès ce mardi 1er janvier. Elle était le dernier média encore présent en ondes moyennes en Belgique. Les radios du service public pourront dorénavant toujours être écoutées via la bande FM ou en DAB+ (en Wallonie et dans et autour de Bruxelles).

Avec le développement de la radio numérique DAB+, la RTBF a décidé de stopper la diffusion en AM analogique. « Pour les dernières heures de 2018, il reste un émetteur régional en ondes moyennes à Houdeng, en Hainaut (relais de VivaCité sur 1125 KHz – 20 kWatts), et l’émetteur national très puissant de Wavre (621khz – 300 kWatts), qui relaie les programmes de La Première et les émissions sportives de VivaCité en soirée et le week-end », explique la RTBF.

Mi-novembre, les acteurs radiophoniques public, privés et indépendants ont donné le coup d’envoi du déploiement final à Bruxelles et en Wallonie de la radio numérique hertzienne (DAB+), laquelle remplacera à terme la couverture FM actuelle.

Grâce au DAB+, les auditeurs auront notamment une meilleure qualité d’écoute. Le DAB+ a aussi l’avantage de mettre toutes les radios sur un même pied d’égalité. Les radios indépendantes auront ainsi la même qualité de diffusion que les grandes radios. Par ailleurs, cette technologie permet également à l’auditeur de disposer d’informations complémentaires (écrites ou visuelles) sur le programme en cours d’écoute.

Cependant, les francophones qui vivent en Flandre risquent de faire les frais de l’arrivée en force de la radio numérique terrestre car, faute d’accord de coopération entre les Communautés, la RTBF ne pourra être écoutée en DAB+ que dans et autour de Bruxelles et en Wallonie.

En effet, il avait été question que la VRT diffuse en DAB+ une radio de la RTBF, tandis que la RTBF ferait de même pour la VRT. Mais « cette proposition n’a pas reçu un écho favorable de la VRT », avait indiqué à ce sujet le ministre des Médias Jean-Claude Marcourt, interrogé au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles en septembre dernier. « Ce n’est d’ailleurs malheureusement plus envisageable: la VRT a, sans avertir la RTBF ni les autorités de la Fédération Wallonie-Bruxelles, octroyé la totalité des capacités de son multiplexe. C’est la raison pour laquelle le multiplexe qui sera attribué à la RTBF est, dès à présent, lui aussi complet. »

Source: levif.be – 31-12-2018

L'incroyable histoire qui se cache derrière la découverte du Titanic

Robert Ballard, l’océanographe qui a découvert l’épave du Titanic en 1985, était en réalité en mission secrète pour la marine américaine. En pleine guerre froide, la recherche du célèbre paquebot n’était qu’une couverture pour permettre à l’armée de retrouver deux sous-marins disparus en mer quelques années plus tôt.

Toute sa vie, l’océanographe et ancien officier du renseignement de la marine américaine Robert Ballard a rêvé de mettre la main sur l’épave du Titanic.  En 1982, alors qu’il est en train de développer son propre véhicule sous-marin téléguidé, il se retrouve à court d’argent et contacte la marine pour réclamer des fonds. Lorsqu’il explique au chef des opérations qu’il compte retrouver la trace du paquebot qui a fait naufrage en 1912, une idée lui vient à l’esprit. Thunman propose de financer le projet de Robert Ballard à une seule condition: qu’il profite de son expédition pour localiser deux sous-marins nucléaires disparus dans l’Atlantique dans les années 1960.

Mission top secrète
La guerre froide battait encore son plein, et l’armée américaine ne voulait surtout pas que les Russes apprennent qu’elle était à la recherche de deux navires perdus. La quête du Titanic fut donc utilisée comme couverture pour la triple mission lancée en 1985. « C’était top secret », a déclaré Robert Ballard.

L’océanographe a d’abord retrouvé le premier sous-marin, baptisé USS Thresher, qui avait disparu près de la côte de Boston en 1963 avec 129 membres d’équipage à l’intérieur. Peu de temps après, il a découvert l’USS Scorpion, disparu cinq ans après le premier submersible près des côtes portugaises avec 99 hommes à son bord. Il ne lui restait alors plus que douze jours pour retrouver le Titanic… et il finit par tomber dessus huit jours plus tard.

« En cartographiant le Scorpion, j’ai appris quelque chose qui m’a aidé à retrouver le Titanic: il faut toujours chercher une traînée de débris », a-t-il expliqué.

Respect
Lorsque Robert Ballard et son équipe ont finalement retrouvé le Titanic, l’ambiance sur le bateau a changé du tout au tout. « Nous avons réalisé que nous dansions sur la tombe de quelqu’un et nous avons été gênés (…) « Nous sommes devenus silencieux, calmes, respectueux et nous avons promis de ne rien prendre de ce navire et de le traiter avec un grand respect ».

Le Titanic a sombré au fond de l’océan Atlantique Nord après avoir heurté un iceberg le 15 avril 1912. Sur les 2200 personnes à bord, 1.500 personnes sont mortes.

Source: 7ur7.be – 12-12-2018

Une femme nommée pour la première fois à la tête d'Air France

Anne Rigail a été nommée mercredi directrice générale d’Air France, devenant la première femme à diriger la compagnie aérienne française.

Jusqu’ici directrice générale adjointe, en charge de « l’expérience client », elle a été formellement promue mercredi par le conseil d’administration d’Air France et prendra ses nouvelles fonctions le 17 décembre, a précisé l’entreprise dans un communiqué.

Anne Rigail, âgée de 49 ans, aura notamment pour mission de mener de délicates négociations sur les salaires avec les pilotes.

Sa nomination intervient quelques jours après l’élection d’une nouvelle équipe à la tête du SNPL Air France, premier syndicat de pilotes au sein de la compagnie.

Elle remplacera Benjamin Smith, qui avait assuré l’intérim en plus de ses fonctions à la tête du groupe Air France-KLM après le départ en septembre dernier du directeur général Franck Terner.

« Anne est une grande professionnelle du secteur aérien. Tout au long de sa carrière au sein de la compagnie, elle a toujours (…) placé le client au coeur de toutes ses actions », a commenté M. Smith, selon qui « l’enjeu pour Air France aujourd’hui est (…) de confirmer l’excellence du service » aux clients.

Diplômée de l’Ecole des Mines de Paris, Anne Rigail avait rejoint en 1991 la compagnie aérienne intérieure française Air Inter, qui fusionnera plus tard avec Air France.

Chargée de l’expérience client, elle était notamment responsable de la définition des produits et services, comme le design des aéroports, la configuration des cabines, le déploiement de la connectivité (wifi) dans les avions, et la gestion des aléas.

Source: lalibre.be – 12-12-2018