Dernière ligne droite sous tension pour les négociations du Brexit

Les dirigeants européens vont lancer jeudi en Autriche la dernière ligne droite des négociations du Brexit, après s’être renvoyé la responsabilité avec Londres des ultimes efforts à consentir pour « réussir » leur divorce.

Les 27 doivent peaufiner leur stratégie pour les dernières semaines de tractations lors d’un déjeuner à Salzbourg, sans la Première ministre britannique Theresa May, à six mois de la date prévu du départ du Royaume-Uni de l’UE.

Mme May a pu leur exposer brièvement sa position mercredi soir à la fin d’un dîner de travail, principalement consacré au sujet brûlant des migrations. « Si nous voulons parvenir à une conclusion réussie, alors, tout comme le Royaume-Uni a fait évoluer sa position, l’UE devra aussi faire évoluer sa position », a lancé la dirigeante conservatrice, réaffirmant avec force qu’il n’y aurait pas de second référendum au Royaume-Uni sur le Brexit.

Peu avant, le président du Conseil européen, Donald Tusk avait lui appelé Londres à faire des efforts. Sur « la question irlandaise ou le cadre de la coopération économique future, les propositions du Royaume-Uni devront être retravaillées », a-t-il prôné.

Frontière irlandaise
Londres et Bruxelles ont en réalité trouvé des compromis sur la plupart des contentieux nés de la rupture programmée, notamment la facture à régler. Mais ils continuent de buter sur certains points, principalement le sort de la frontière irlandaise. Les deux parties sont d’accord pour éviter le rétablissement d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande, mais Londres conteste les termes du « filet de sécurité » (« backstop ») réclamé par l’UE pour garantir ce résultat.

La solution préconisée par les 27 –qui prévoit le maintien de l’Irlande du Nord dans l’union douanière s’il n’y a pas d’autre solution satisfaisante– est jugée « inacceptable » en l’état par Londres, car elle créerait à ses yeux une frontière de fait entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni. Mme May continue, elle, de défendre son plan dit « de Chequers »: le maintien d’une relation commerciale étroite avec l’UE après le Brexit, avec une zone de libre-échange pour les biens, qui règlerait selon elle le contentieux de la frontière irlandaise.

Si les négociations échouent, « ce serait difficile pour l’Europe, mais ce serait terrible pour le Royaume-Uni », a prévenu le chancelier autrichien Sebastian Kurz.

Donald Tusk a déjà annoncé qu’il proposerait jeudi un sommet européen supplémentaire à « la mi-novembre », en plus de celui du 18 octobre initialement censé boucler les tractations. « On est tellement proche d’un accord qu’un accident est possible », a commenté un diplomate européen.

« Les différences persistent »
Avant le déjeuner à 27 consacré au Brexit, les dirigeants européens ont prévu de débattre tous ensemble jeudi matin de questions de sécurité, comme la coopération policière, ou encore la lutte contre les contenus terroristes sur internet. Les chefs d’État et de gouvernement devraient aussi faire jeudi, à l’issue de leur sommet informel, un compte-rendu devant la presse du débat de la veille sur les migrations.

L’été a été marqué par des discussions tendues autour de navires transportant des migrants en Méditerranée. L’Italie refuse désormais d’ouvrir ses ports sans promesse d’un partage de l’accueil des demandeurs d’asile. Donald Tusk avait souhaité que la rencontre de Salzbourg permette de mettre fin au « jeu des reproches » qui persiste entre États membres, malgré la forte baisse du nombre des arrivées sur les côtes européennes par rapport au pic de 2015.

Mais les échanges jeudi soir ont montré que « les différences persistent » sur la dimension interne de la politique migratoire européenne, a commenté une source européenne après le dîner.

Les Européens continuent de se déchirer sur la question du partage de l’accueil des demandeurs d’asile. Les pays méditerranéens le réclament, ceux de l’Est le rejettent toujours catégoriquement.

Ils se rejoignent en revanche désormais sur certains objectifs: intensifier les expulsions de migrants ne pouvant prétendre au droit d’asile, faire pression sur les pays de transit et d’origine, et renforcer les frontières extérieures de l’UE. Sur ce dernier point, le chancelier autrichien a cependant déploré mercredi des réticences de la part de l’Italie, l’Espagne et la Grèce face au projet d’un renforcement considérable de l’agence européenne de garde-frontières.

Source: 7sur7.be – 20-09-2018

Le chômage avec complément d'entreprise moins cher que le chômage complet

Le chômage avec complément d’entreprise coûte moins cher que le chômage complet, ressort-il d’une étude du syndicat ACV Limburg, dont Het Belang van Limburg se fait l’écho jeudi. Le chômage avec complément d’entreprise serait jusqu’à trois fois moins cher pour la société que le chômage.

Paradoxalement, le syndicat observe que les employeurs n’embauchent pas de personnes de plus de 60 ans malgré la pénurie croissante sur le marché du travail. « Pas parce qu’ils bénéficient du chômage avec complément d’entreprise mais parce qu’ils ne sont pas souhaités », affirme le président d’ACV Limbourg, Jean Vranken.

D’après les calculs de l’ACV, qui comparent le coût sociétal chômage avec complément d’entreprise au chômage plein, il apparaît que le premier système est meilleur marché que le chômage complet pour un chef de famille, une personne célibataire et une personne cohabitante. Le département d’études de l’ACV a pris en compte le revenu mensuel brut moyen de 3.400 euros et le supplément minimum de l’entreprise.

« Dans le cas du chômage avec complément d’entreprise, il y a encore toute une série de déductions, de taxes supplémentaires et de contributions spéciales qui reviennent à l’Etat », explique M. Vranken.

Source: 7sur7.be – 20-09-2018

La dette de l'Etat risque d'augmenter de 2 milliards d'euros

 

La dette de l’État belge pourrait gonfler de 2 milliards d’euros supplémentaires si Eurostat, l’office européen de statistique, impose de comptabiliser les dettes d’Infrabel, rapportent L’Echo et De Tijd vendredi.

Eurostat, l’office européen de statistique, se demande en effet pourquoi la dette de plusieurs milliards d’Infrabel n’est pas comptabilisée avec la dette de l’État.

Lors de leur visite bisannuelle, juste avant l’été, les représentants d’Eurostat ont posé des questions à ce sujet, d’après une de nos sources. « Le risque est réel de devoir comptabiliser la dette d’Infrabel avec la dette publique », confirme une source gouvernementale. Ce qui signifierait que la dette globale augmenterait de plus de 2 milliards d’euros, ou de 0,5% du PIB.

La décision devrait cependant tomber dans les prochaines semaines. Au sein du gouvernement, on se fait d’ores et déjà à l’idée d’une mauvaise nouvelle. L’équipe de Charles Michel espère en effet toujours ramener le taux d’endettement sous cette législature sous la barre des 100% du produit intérieur brut (PIB) .

La dette actuelle de la Belgique équivaut à plus de 450 milliards d’euros, ou 106,3% du PIB.

Source: 7sur7.be – 14-09-2018

Moins d'un francophone sur deux connait la déclaration des Droits de l'Homme

Cinquante-cinq pour cent des Belges francophones ne connaissent pas le contenu de la déclaration universelle des Droits de l’Homme, constate Amnesty International sur base d’un sondage publié jeudi. Plus d’un tiers des 18-34 ans n’en ont même jamais entendu parler. Ce texte, qui évoque aussi des préoccupations telles que la santé, l’eau potable ou la sécurité sociale, est pourtant tout aussi fondamental pour défendre les droits des populations victimes de violations massives que pour garantir le respect des droits des citoyens en Belgique, souligne l’organisation.

Trois quarts des francophones du pays se disent sensibles aux droits humains, se réjouit d’abord Philippe Hensmans, directeur d’Amnesty International Belgique.

Quarante pour cent considèrent que ces droits se dégradent dans le monde – principalement en Afrique – et seuls 30% qu’ils s’améliorent en Europe de l’Ouest. En Belgique, les francophones s’inquiètent plus particulièrement de reculs en matière de pauvreté, d’environnement, d’accès à la justice et de santé.

Globalement, la moitié des sondés estiment que les gouvernements nationaux devraient en faire davantage. Près de trois quarts des francophones font cependant quelque chose à leur niveau (consommation plus responsable, accueil des migrants, éducation de la jeunesse, sensibilisation de leur entourage…) pour contribuer eux-mêmes à un meilleur respect des droits humains, ajoute M. Hensmans.

Si seul un cinquième de la population pense pouvoir réellement changer les choses, un peu plus de la moitié (55%) se dit prête à descendre dans la rue pour préserver ses droits fondamentaux, notamment sur des questions d’inégalités sociales, de liberté d’expression ou encore de lutte contre les discriminations. Et ce, même s’ils réagissent assez peu face aux restrictions actuellement imposées en matière de pensions, aux mesures qui limitent de façon disproportionnée leurs droits au nom de la lutte contre le terrorisme ou encore aux manquements en termes de protection des personnes réfugiées, fait remarquer Philippe Hensmans.

Concernant la déclaration universelle des Droits de l’Homme, Amnesty se montre très préoccupée par la méconnaissance qu’en a la population, alors qu’elle constitue un « garde-fou contre les injustices et les abus », ainsi qu’un « garant des libertés », poursuit son directeur belge. « C’est une référence indispensable, notamment pour s’adresser au monde politique à l’approche des élections. Son importance doit être soulignée, principalement auprès des jeunes, car elle rencontre les droits dont nous avons besoin tous les jours. »

Un exemplaire dans les boîtes aux lettres des Francophones
Une semaine avant la date du 70e anniversaire de la déclaration, soit le 10 décembre, l’organisation distribuera dès lors un exemplaire du texte dans la boîte aux lettres de chaque ménage francophone du pays.

Au total, 1.005 personnes de 18 à 75 ans ont été interrogées par voie électronique en juin dernier pour la réalisation de cette enquête.

Source: 7sur7.be – 13-09-2018

Après l'iPhone à 1.000 dollars, un modèle encore plus cher?

Apple devrait dévoiler mercredi son millésime 2018 de l’iPhone en présentant sans doute trois modèles encore plus chers, avec lesquels la firme à la Pomme espère, grâce à ses prix, augmenter ses bénéfices malgré un marché saturé.

Conformément à ses habitudes de discrétion, le géant américain n’a distillé que de maigres indices concernant la présentation prévue à son siège de Cupertino, dans la Silicon Valley.

Mais comme chaque année, les spéculations vont bon train sur les nouveautés présentées: iPhone bien sûr, mais aussi iPad ou AppleWatch, sa montre connectée.

Les analystes n’attendent a priori pas de révolution technologique, mais seront surtout très attentifs aux choix d’Apple quant aux prix de sa nouvelle gamme d’iPhone.

L’an dernier, Apple avait présenté trois modèles, dont le coûteux iPhone X (« 10 ») et son déverrouillage par reconnaissance faciale, marquant le dixième anniversaire du smartphone. Il était vendu à partir de 999 dollars aux États-Unis.

Cette année, les experts parient sur des versions améliorées de ce modèle (plus rapide, écran plus grand), qui devraient être encore plus onéreuses, et qui confirmeraient la stratégie d’Apple dans le très haut de gamme.

« Nous nous attendons à ce qu’Apple fasse encore monter les prix de vente moyens » des smartphones, estiment notamment les analystes du cabinet Counterpoint Research.

Cette stratégie s’est révélée payante jusqu’ici: elle permet d’augmenter son chiffre d’affaires malgré la saturation du marché mondial.

Ainsi, selon les analystes, si l’iPhone X s’est moins vendu que certains modèles précédents (en particulier l’iPhone 6), il a rapporté autant sur les dix premiers mois de commercialisation, rassurant du même coup les investisseurs.

« L’iPhone X est l’un des facteurs qui ont aidé Apple à devenir la première entreprise [privée] à franchir la barre des 1.000 milliards de dollars » de capitalisation boursière début août, relève Counterpoint Research.

– Concurrence chinoise –

Ce choix gagnant fait dire à certains analystes qu’Apple peut facilement se contenter, financièrement, d’une part de marché relativement modeste, tant qu’elle est stable.

Avec environ 12% du marché mondial du smartphone, la firme à la pomme a perdu au second trimestre sa deuxième place, détrônée par le chinois Huawei, qui connaît une croissance ultrarapide, selon les cabinets Gartner et IDC.

« Apple n’a rien à prouver sinon qu’il souhaite segmenter encore un peu plus le marché », estime Bob O’Donnell de Technalysis Research.

Pas si sûr, note en revanche l’analyste Anshul Gupta de Gartner, qui rappelle que le leader mondial Samsung (19,3% de part de marché au deuxième trimestre) et son modèle Galaxy S9 (1.055 dollars) présenté en février ont bel et bien pâti de la concurrence chinoise et de la quasi-stagnation du marché, avec un bénéfice net en baisse au deuxième trimestre.

Dès lors, pour M. Gupta, « la concurrence croissante de la part des marques chinoises et les attentes plus grandes des consommateurs en terme de rapport qualité-prix, mettent Apple sous une énorme pression » pour qu’il propose des améliorations notables justifiant un prix élevé.

Pour beaucoup d’analystes, Apple pourrait en fait jouer sur plusieurs tableaux avec, à la fois, un ou deux modèles « ultra premium », mais aussi un autre moins coûteux. Les rumeurs sur le prix de celui-ci varient grandement, entre 600 et 850 dollars.

« Avec l’arrivée d’un modèle moins cher avec écran LCD et de modèles plus chers à écran OLED, le mix produits d’Apple devrait générer encore plus de chiffre d’affaires », selon Counterpoint.

Le cabinet IDC prévoit un petit recul des ventes de smartphones en 2018 à 1,46 milliard d’unités, avec une reprise modérée à partir de 2019 grâce au marché indien, à la reprise du marché chinois ou à l’arrivée de l’internet mobile ultrarapide 5G.

La présentation d’Apple intervient en pleine guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, marché très important pour Apple, qui y assemble également un grand nombre de ses appareils.

Son PDG Tim Cook a déjà prévenu qu’une nouvelle salve de taxes douanières de la part de Washington sur les importations chinoises pourrait faire augmenter les prix de certains appareils, comme les montres par exemple.

 

Source: lalibre.be – 12-09-2018

Plus de 50% des ventes de Vranken-Pommery réalisées à l'étranger

Le producteur de vin et de champagne Vranken-Pommery a annoncé lundi avoir assez nettement réduit sa perte nette au premier semestre, notamment grâce à la bonne tenue de ses ventes à l’international.

Vranken-Pommery Monopole , deuxième acteur champenois, vu ses ventes à l’étranger dépasser au premier semestre celles réalisées en France. Le groupe, dont le chiffre d’affaires a baissé de 6,5% à 94,8 millions d’euros à cause de l’arrêt de la commercialisation du Listel et du report de ventes – le chiffre d’affaires ressort en hausse de 6,3% hors ces impacts – voit ses filiales étrangères et son commerce export progresser de manière significative depuis plusieurs exercices.

Au premier semestre, ces filiales et l’export ont représenté 51,2% des ventes du groupe. Vranken-Pommery a également fait état d’un résultat opérationnel courant de 5,9 millions d’euros (+82,7%) sur six mois et d’une perte nette, part du groupe, réduite à 3,9 millions d’euros. Ce résultat négatif reflète la saisonnalité des ventes de champagne, réalisées pour les deux tiers au second semestre en raison des fêtes de fin d’année.

Un cru 2018 d’exception

Le groupe a également confirmé les prévisions de la profession, à savoir que les vendanges 2018 s’annoncent « exceptionnelles » en qualité. Il a précisé que les rendements avaient été fixés à 10.800 kg par hectare et que le volume rentré permettrait de couvrir les ventes projetées par la profession à l’horizon 2020-2021.

LVMH reste de loin le premier acteur du secteur avec ses marques Moët & Chandon – champagne le plus vendu dans le monde – Veuve Clicquot ou Ruinart. Il est suivi par Vranken-Pommery et Lanson.

Source: lecho.be – 10-09-2018

Le patron de l'aéroport de Charleroi rejoint la direction de Pairi Daiza

Jean-Jacques Cloquet, actuel patron de Brussels South Charleroi Airport (BSCA), rejoint la direction du Jardin des Mondes de Pairi Daiza, annonce lundi dans un communiqué Eric Domb, président-fondateur du parc animalier. M. Cloquet prendra en charge la direction des divisions opérationnelle et commerciale de Pairi Daiza, aux côtés d’Eric Domb et d’Yvan Moreau (direction financière).

« Rejoindre Eric Domb et ses équipes pour poursuivre avec eux l’extraordinaire développement du ‘Jardin des mondes’ entamé depuis près de 25 ans est un nouveau challenge et vraiment un honneur qui me touche énormément. Partageant de nombreuses valeurs communes, je ne pouvais qu’accepter, avec le plus grand plaisir, de participer aux ambitieux projets de ce superbe parc », souligne Jean-Jacques Cloquet.

« C’est bien évidemment avec une émotion indescriptible que je quitterai une Famille, plus qu’une entreprise, qui, durant 10 ans et en vertu d’énormes difficultés, a réalisé un travail exceptionnel permettant de placer notre petit aéroport Régional de Charleroi sur la scène internationale. Mais je n’ai aucune inquiétude quant à la poursuite de ce succès au regard de la qualité du personnel, de nos partenaires et de nos actionnaires. »

« Accueillir Jean-Jacques Cloquet à la tête de nos équipes est une opportunité unique. (…) Son expertise et son talent, qui ont permis à l’aéroport de Charleroi de devenir en quelques années un acteur incontournable du transport aérien en Belgique et en Europe, sont d’incroyables atouts », commente de son côté Eric Domb. « Pairi Daiza et Brussels South Charleroi Airport sont deux entreprises qui partagent de nombreuses valeurs et une histoire largement commune, qui va bien au-delà de leur proximité géographique au coeur du Hainaut. »

Source: 7sur7.be – 10-09-2018

C'est une bonne nouvelle, c'est déjà ça!

Depuis ce 9 septembre, nous sommes de retour sur l’antenne de Maximum, le dimanche vers 10h30, pour une émission sur le positivisme des entreprises en Wallonie.

Vous souhaitez participer en tant qu’acteur économique et présenter votre entreprise lors de notre émission: info@max25.be

Tout ce qui change le 1er septembre

Voici toutes les nouveautés qui entrent en vigueur le 1er septembre 2018.

Hausse du prix des amendes administratives pour mauvais stationnement

Le prix des amendes administratives pour infractions routières de première et deuxième catégorie augmenteront de 5%, a indiqué le SPF Mobilité. Les amendes communales pour les infractions de 4ème degré seront quant à elles supprimées. En vertu de l’arrêté royal du 19 juillet 2018, le montant des amendes pour une infraction de 1er degré passera de 55 à 58 euros et celui pour une infraction de 2e degré de 100 à 116 euros.

Cette augmentation vise à harmoniser les montants réclamés par les communes en cas d’infraction (sanctions administratives communales, SAC) avec ceux des perceptions immédiates, dont les tarifs ont été augmentés en mai 2017.

Les infractions de stationnement SAC du 4e degré (arrêt et stationnement sur les passages à niveau) seront quant à elles abrogées. « Ces infractions sont tellement graves qu’à l’avenir, elles seront exclusivement traitées par la procédure judiciaire », souligne le porte-parole du SPF Mobilité, Sven Heyndrickx.

C’est en 2014 que les communes ont été habilitées à infliger des sanctions administratives pour les infractions en matière d’arrêt et de stationnement, au panneau C3 (sens interdit) et au panneau F103 (zone piétonne).

Le nouveau droit successoral arrive

La nouvelle loi sur les successions entrera en vigueur, censée apporter une plus grande liberté dans l’attribution de l’héritage. Première nouveauté: tout le monde pourra disposer au minimum de la moitié de son patrimoine, peu importe le nombre d’enfants. La personne qui rédige son testament pourra ainsi faire don d’une plus grande partie de celui-ci ou l’octroyer, par exemple, à son partenaire cohabitant de fait ou aux beaux-enfants, explique la Fédération royale du notariat belge.

Dès septembre, l’autre moitié de l’héritage (« la réserve ») sera systématiquement réservée aux héritiers protégés par la loi. Plus il y a d’enfants, plus la réserve individuelle se verra donc réduite. Tandis qu’auparavant, plus les enfants étaient nombreux, plus la part totale dans la succession qui devait leur être réservée était grande.

Par ailleurs, il n’est toujours pas possible de donner ou léguer son patrimoine de manière illimitée, au risque de toucher à la part réservée aux enfants et/ou conjoint. Si toutefois quelqu’un lègue ou donne quand même la majorité de son patrimoine sans tenir compte de cette réserve, la compensation (« réduction ») devra à l’avenir être versée aux héritiers réservataires « en valeur », c’est-à-dire sous la forme d’une somme d’argent calculée en fonction de la valeur du bien donné (une habitation par exemple). Alors qu’actuellement, le bénéficiaire d’un don immobilier devait restituer ce bien « en nature ».

La nouvelle loi introduit encore le « pacte successoral familial (global) », permettant de conclure des arrangements avec les héritiers de son vivant et d’éviter de futurs conflits.

Enfin, la réforme offre plus de sécurité pour les biens donnés de son vivant. Ces donations doivent toujours être prises en compte dans la succession, mais des changements sont prévus. Actuellement, lorsque l’un des héritiers reçoit une donation de la part du défunt, celle-ci est considérée comme une avance sur sa part dans la succession. C’est pourquoi il doit la « rapporter » à la succession pour qu’elle soit comptabilisée dans sa part. Le système actuel présentait des problèmes pratiques, puisque une donation immobilière à un enfant par exemple devait être « rapportée » en nature. A partir de septembre, ces donations seront prises en compte en valeur dans la succession (valeur du bien le jour de la donation indexée jusqu’au moment du décès). L’habitation pourra donc être conservée par l’enfant mais sa valeur sera imputée sur sa part d’héritage. De plus, la réforme prévoit que seuls les descendants devront désormais « rapporter » leur donation.

Outre ces donations « avances sur héritage », il est toujours possible de faire des donations qui sont, au contraire, un « avantage en plus » sur la part normale dans la succession.

Des dispositions transitoires sont prévues pour ne pas bouleverser les opérations déjà effectuées. La loi prévoit notamment que des parents qui auraient déjà fait une donation puissent décider auprès de leur notaire que certaines anciennes règles « continueront de s’appliquer aux donations qu’ils ont faites avant le 1er septembre 2018 ». Ce choix ne peut par contre être effectué que jusqu’au 1er septembre 2019.

Entrée en vigueur de la réforme du droit des régimes matrimoniaux

La réforme du droit des régimes matrimoniaux, dont l’objectif était d’adapter cette matière à certaines réalités d’aujourd’hui, entrera en vigueur. Le texte, proposé par le ministre de la Justice Koen Geens, corrige certains effets non désirés du régime de séparation de biens, choisi par certains époux pour des raisons professionnelles, et dont les conséquences peuvent être difficiles pour l’un des conjoints en cas de divorce. La réforme permet notamment aux époux de mieux se protéger.

Elle prévoit une forme de séparation de biens avec une clause de participation aux acquêts qui donne à chacun un droit sur les contributions apportées au patrimoine des époux. Cela évitera de la sorte qu’un conjoint qui a participé aux affaires de l’autre ne se retrouve démuni lorsque survient un décès ou un divorce. Si une telle clause n’est pas inscrite dans le contrat de mariage, la nouvelle loi prévoit une possibilité de correction en cas d’iniquité manifeste, à prononcer par un juge.

Le nouveau régime matrimonial permet encore aux personnes qui cohabitent sans être mariées et qui font l’acquisition d’un bien immobilier de procéder à un « apport anticipé » dans l’acte d’achat du bien, en cas de mariage dans le futur. Un seul passage chez le notaire sera dès lors nécessaire.

La réforme des régimes matrimoniaux entrera en vigueur au même moment que la réforme du droit successoral, à savoir le 1er septembre 2018.

Toutes les voitures commercialisées devront avoir subi les nouveaux tests d’émission

Toutes les voitures commercialisées, modèles anciens inclus, devront recevoir leurs données WLTP, du nom du nouveau test d’évaluation de la consommation et des émission d’un véhicule. Depuis le 1er septembre 2017, la consommation de carburant et les émissions des modèles de voitures qui sont commercialisés pour la première fois sont évaluées selon une procédure plus précise, dénommé WLTP ou Worldwide Harmonised Light Vehicle Test Procedure. Ce nouveau standard mondial remplace progressivement le standard européen NEDC (New European Driving Cycle), en vigueur depuis les années 80.

Désormais, toute voiture commercialisée, y compris un ancien modèle, devra subir ce test d’homologation. Le WLTP permet d’élaborer des scénarios de tests plus diversifiés (trafic urbain et extra-urbain, routes nationales et autoroutes), avec des distances et durées de tests plus importantes et des styles de conduite plus réalistes. Ces tests sont toutefois toujours effectués en laboratoire, afin d’éviter l’influence de paramètres comme la météo ou la densité du trafic.

Le résultat de ce test aura un impact sur la fiscalité automobile, basée sur certains aspects sur les émissions de CO2 (taxe de circulation annuelle en Flandre ou Ecomalus en Wallonie notamment). Selon Traxio, aucun changement n’est toutefois attendu avant 2020. « Il reviendra aux prochains gouvernements fédéral et régionaux de mettre en œuvre une fiscalité automobile définitive basée sur le WLTP », conclut la fédération sectorielle.

Tous les sacs en plastique légers interdits à Bruxelles

Un an après avoir instauré l’interdiction générale sur les sacs de caisse en plastique à usage unique, la Région bruxelloise interdit tous les sacs en plastique légers de moins de 50 microns. La prohibition vaut pour tous les commerces proposant des produits en vrac, en ce compris les maraîchers et les autres vendeurs ambulants. Tous les sacs de moins de 50 microns destinés à l’emballage de marchandises utilisés auprès des détaillants seront donc interdits à partir du 1er septembre, qu’ils s’agissent de sacs de caisse en plastique pour emporter ses achats ou de sacs à vrac en plastique pour emballer ses articles.

Des exceptions existent toutefois pour les fruits, les légumes et les produits liquides, humides, lesquels peuvent être vendus dans des sacs biosourcés.

L’interdiction concerne tous les commerces bruxellois proposant à leurs clients des produits en vrac: marchés, épiceries, supermarchés, drogueries, bijouteries, quincailleries, pharmacies etc.

À noter que les sacs plastiques d’une épaisseur de plus 50 microns restent autorisés.

Le juge de paix pourra traiter des litiges jusqu’à 5.000 euros

Le juge de paix pourra traiter des litiges allant jusqu’à 5.000 euros, contre 2.500 euros à ce jour. « Le juge de paix deviendra encore davantage le juge de proximité », a commenté le cabinet du ministre de la Justice, Koen Geens. D’autres mesures sont prévues pour contribuer à réduire la charge de travail de la Justice et à la rendre plus rapide et efficace, selon le cabinet.

Ainsi, lors d’un divorce par consentement mutuel, les citoyens ne devront plus comparaître en personne devant le juge, mais la procédure se déroulera de manière totalement écrite.

Deux nouvelles chambres pour désengorger le tribunal de commerce de Bruxelles

Deux nouvelles chambres seront fonctionnelles dès septembre prochain au tribunal de commerce de Bruxelles. L’une destinée aux entreprises en difficulté et l’autre aux entreprises en dissolution devraient permettre de désengorger le tribunal de commerce, saisi entre autres pour des milliers de dossiers relatifs à des sociétés radiées de la Banque Carrefour des Entreprises (BCE). « Il faut toujours convoquer ces sociétés devant la chambre des entreprises en difficulté, et si elles ne comparaissent pas, les renvoyer devant la chambre des dissolutions. Les nouvelles chambres créées vont améliorer la situation mais elle reste inquiétante », commentait début juillet lundi Patrick De Wolf.

Le journal L’Echo avait indiqué en avril dernier que, selon les données du tribunal, obtenues à partir du programme BCE Select, il y avait au 23 janvier dernier 8.369 sociétés radiées par la Banque carrefour des entreprises dans l’arrondissement judiciaire de Bruxelles. Un nombre particulièrement élevé si on le compare au nombre annuel de sociétés radiées en Belgique. En 2017, selon le SPF Economie, elles étaient 2.953, 2.098 en 2016, et 2.174 en 2015.

Indexation des seuils d’accès à l’aide juridique

Le montant des seuils d’accès à l’aide juridique de deuxième ligne et à l’assistance judiciaire seront indexés, indique la porte-parole du ministre de la Justice Koen Geens. Les montants avaient été adaptés le 1er septembre 2017 comme suit: l’aide juridique totalement gratuite était accordée à toute personne isolée avec un revenu net inférieur à 994 euros ou cohabitante avec un revenu mensuel net du ménage inférieur au minimum insaisissable, soit 1.276 euros. L’aide juridique partiellement gratuite était accordée à la personne cohabitante dont le revenu mensuel net du ménage se situait entre 1.276 et 1.556 euros.

Selon les nouveaux montants en vigueur au 1er septembre, l’aide juridique totalement gratuite sera accordée à toute personne isolée avec un revenu net inférieur à 1.011 euros ou cohabitante avec un revenu mensuel net du ménage inférieur à 1.298 euros. L’aide juridique partiellement gratuite sera accordée à la personne cohabitante dont le revenu mensuel net du ménage se situait entre 1.298 et 1.583 euros.

Réforme du bail locatif en Wallonie

Le Parlement de Wallonie a approuvé la réforme du bail d’habitation en mars dernier. Celle-ci entre en vigueur et contient plusieurs mesures phares. Le texte prévoit ainsi une extension du bail d’habitation à d’autres types de biens, légers ou « alternatifs », comme les yourtes, les containers, les péniches, les cabanes ou encore caravanes.

Les délais de préavis seront harmonisés : trois mois pour le preneur, six mois pour le bailleur. Il sera toutefois possible de résilier de façon anticipée un bail de courte durée pour le preneur. Dans le cadre d’un bail étudiant, le preneur pourra par contre, à tout moment, mettre fin au bail moyennant un préavis de deux mois en versant une indemnité de trois mois de loyer au bailleur.

Par ailleurs, l’interdiction de la sous-location sans accord écrit et préalable du bailleur sera étendue à l’ensemble des baux d’habitation. Le bailleur pourra également demander au candidat-preneur la preuve de paiement des trois derniers loyers. De son côté, la responsabilité du preneur pour l’incendie doit être couverte par une assurance.

Deux régimes spécifiques seront aussi créés: le bail étudiant et la colocation. Pour ce dernier, la réforme imposera une solidarité des colocataires à l’égard du bailleur. Les colocataires seront donc, par défaut, solidairement tenus à l’égard du bailleur de l’entretien, de la constitution de la garantie, du paiement du loyer et des charges, ainsi que des éventuels dégâts et réparations locatifs tant dans les parties privées que dans les parties communes.

Enfin, tout bail sera désormais obligatoirement constaté par un écrit et l’indexation du loyer ne pourra être appliquée que si le bail a été enregistré.

Interdiction des ampoules halogènes

La décision de la Commission européenne de retirer les ampoules halogènes du marché européen entrera en vigueur. Ces ampoules seront interdites à la vente principalement à cause de leur consommation en énergie trop importante par rapport à l’éclairage qu’elles fournissent. Les ampoules halogènes consomment en effet près de 90% de l’énergie pour produire de la chaleur. Elles ont également une durée de vie plus faible que les ampoules fluocompactes (ampoules munies à l’intérieur de tubes repliés parfois en spirale) ou LED par exemple.

Deux types de lampes halogènes échapperont à l’interdiction: celles avec les culots G9 et R7s, difficiles à remplacer par d’autres modèles. Les ampoules intégrées dans certains produits comme celles des fours ne seront également pas concernées.

Enfin malgré l’interdiction, les magasins seront autorisés à vendre les stocks déjà en leur possession et les consommateurs ne seront pas obligés de se débarrasser de leur ampoules halogènes immédiatement.

Métiers en pénurie en Wallonie: une prime de 350 euros accessible

Un incitant financier de 350 euros accordé à tout demandeur d’emploi qui réussira une formation dans un métier en pénurie sera accessible en Région wallonne. Cette mesure vise à aider à résoudre l’inadéquation entre les compétences requises par les entreprises et celles acquises par les demandeurs d’emploi.

Le budget est prévu à charge de la Région mais la mesure pourrait se décliner finalement sous forme d’une exonération fiscale, si le Comité de concertation devait en décider ainsi.

La pénurie de main-d’oeuvre touche plusieurs secteurs en Wallonie, qui recense par ailleurs plus de 200.000 demandeurs d’emploi inoccupés.

 

Source: lalibre.be – 01-09-2018

Premier vol long-courrier pour Air Belgium

Le premier vol commercial d’Air Belgium décollera ce dimanche, peu après 14h00, de la piste de l’aéroport de Charleroi (Brussels South Charleroi Airport – BSCA) à destination de Hong Kong. Ce voyage marquera le grand départ de la nouvelle compagnie aérienne belge, qui avait déjà opéré au cours de ces derniers mois une série de vols pour le compte de tiers. Pour le BSCA, il s’agit aussi d’une primeur: celle du tout premier vol long-courrier opéré depuis Charleroi.

Le lancement d’Air Belgium fait suite à un travail de longue haleine. Début 2017 déjà, le CEO Niky Terzakis dévoilait pour la première fois ses plans dans la presse. L’ambition était alors de voler pour l’été de cette même année. Mais la procédure d’obtention d’une licence de vol (certificat de transporteur aérien) a pris plus de temps que prévu et le précieux sésame a finalement été obtenu en mars dernier.

Un premier vol vers Hong Kong
Entre-temps, Niky Terzakis a annoncé qu’Air Belgium serait basé à Charleroi et que le premier vol relierait la métropole wallonne à Hong Kong. Le vol inaugural était prévu pour le 30 avril, mais ce projet a également été contrarié, faute d’accord de survol de la Russie. Le feu vert a finalement été obtenu à la mi-mai, ouvrant la voie au premier vol d’Air Belgium ce dimanche 3 juin.

Un vol « technique » avant le vol « inaugural » du 6 juin
Ce premier voyage est encore considéré comme un « vol technique », devant permettre de contrôler toutes les procédures et de peaufiner les derniers détails. Le deuxième départ depuis Charleroi, le mercredi 6 juin prochain, est quant à lui considéré comme le véritable « vol inaugural ». Il sera accompagné des festivités d’usage.

BSCA a également des raisons de faire la fête. Le lancement des activités d’Air Belgium coïncide avec l’avènement des vols long-courriers depuis l’aéroport hennuyer. Entre 30 et 35 millions d’euros ont été investis pour allonger la piste d’atterrissage à 3.200 mètres d’ici 2021 – jusqu’à ce moment, les appareils d’Air Belgium ne pourront pas voler à pleine charge – ainsi que 6 à 7 millions d’euros pour un nouveau terminal, un lounge et une zone commerciale, entre autres.

Deux Airbus A340 qui ont déjà été utilisés
Les deux avions qui composent actuellement la flotte d’Air Belgium, soit deux Airbus A340, ne sont pas restés au hangar ces derniers mois. Ils ont permis à la compagnie belge d’opérer une série de vols pour d’autres compagnies, comme Surinam Airways, TUI et Condor. Ces vols représentent plus de 10.000 passagers transportés.

Deux vols par semaine pour l’instant
Durant ce mois de juin, Air Belgium continuera à opérer des vols pour des tiers. Un appareil assurera ainsi tout le mois des vols vers l’Afrique pour le compte d’Air France. Dans un premier temps, la fréquence de deux vols par semaine entre Charleroi et Hong Kong ne requiert en effet qu’un seul avion. Un troisième vol par semaine sera opéré en juillet et même un quatrième à partir d’octobre.

Air Belgium espère pouvoir ajouter un troisième avion à sa flotte dès cet été afin de pouvoir lancer, « dans les prochains mois », une seconde destination vers la Chine.

Source: 7sur7.be – 03-06-2018