Automatisation: 4 Belges sur 10 craignent pour leur emploi

Quatre Belges sur dix craignent de voir leur travail disparaître au cours des dix prochaines années en raison de l’automatisation croissante, selon une étude indépendante commandée par le cabinet de recrutement Robert Half auprès de 1.000 travailleurs belges.

Cette crainte ne serait toutefois pas justifiée, selon Robert Half qui a également sondé 200 entreprises belges. Il en ressort que pour sept entreprises sur dix, l’automatisation conduira plutôt à une évolution des compétences requises, et non à des pertes d’emplois.

29 % des entreprises interrogées prévoient même de créer des postes permanents dans l’année à venir pour appuyer la mise en oeuvre de l’automatisation. 14 % opteront pour des postes temporaires. Près de la moitié des répondants ont l’intention de conserver les fonctions existantes et de pourvoir aux postes vacants.

Par conséquent, ce contexte exige de la part des employés une certaine flexibilité ainsi qu’une formation continue tout au long de leur carrière pour « rester dans la course ».

Source: lesoir.be – 09-05-2018

 

Google veut aider à la déconnexion numérique grâce au... smartphone

Google, régulièrement accusé comme les autres géants internet de favoriser l’addiction numérique, a présenté mardi une série de fonctionnalités destinées à aider ses utilisateurs à la déconnexion via, paradoxalement, des outils nichés dans leur téléphone.

Le patron de Google Sundar Pichai a assuré vouloir promouvoir le « bien-être numérique » grâce à un « Tableau de bord », une série de commandes permettant par exemple de limiter le temps passé sur certaines applications, a-t-il expliqué lors de la conférence annuelle des développeurs à Mountain View, près de San Francisco.

« Rendre du temps aux utilisateurs »
« Il y a une pression croissante (qui pousse) à répondre immédiatement » à toutes les sollicitations venues du téléphone mais « nous avons l’occasion de faire mieux » et de passer de « la peur de manquer quelque chose » à « la joie de manquer quelque chose », a déclaré M. Pichai. « Nous voulons rendre du temps aux utilisateurs », a-t-il aussi assuré.

« Le bien-être numérique va être un sujet de long terme pour nous », a insisté Sameer Samat, responsable « produits » chez Google, en présentant une série de nouvelles fonctionnalités prévues dans la nouvelle version d’Android, système d’exploitation mobile de Google qui équipe la majorité des smartphones dans le monde.

Le téléphone indiquera notamment le temps passé sur les applications ou le nombre de notifications envoyées quotidiennement par chacune d’entre elles, pour aider l’utilisateur à mesurer sa consommation. Ce dernier pourra ainsi programmer des limites de temps (par exemple, pas plus de 15 minutes par jour sur telle ou telle application), autant de fonctions qui permettent par la même occasion à Google de connaître encore plus finement les habitudes de ses clients.

Passer moins de temps sur l’écran grâce à l’IA
Selon Google, l’intelligence artificielle, en permettant au téléphone d’accomplir plus de tâches tout seul, permet aussi de passer moins de temps rivé sur son écran, notamment grâce à son assistant vocal, qui peut désormais passer lui-même de vrais coups de fil à un interlocuteur humain, pour prendre un rendez-vous chez le coiffeur ou réserver une table au restaurant.

Google Assistant est désormais « plus naturel dans la conversation » en termes de ton et de rythme, a assuré M. Pichai et « comprend les nuances et le contexte » du dialogue. Le groupe a par ailleurs présenté une version améliorée de sa fonction « Lens »: en filmant des textes, des objets ou des bâtiments célèbres, le smartphone sera capable de les identifier et de les « lire », ont promis ses responsables.

Source: 7sur7.be – 09-05-2018

Formation qualifiante: des perspectives pour décrocher un emploi dans la filière bois

Les métiers du bois (menuisiers, ébénistes…) sont des métiers en pénurie. Pourtant, c’est une filière qui attire assez peu les jeunes.

A l’institut saint-joseph à Etterbeek, une dizaine d’élèves sur plus de cinq cent ont choisi de s’inscrire en septembre dernier dans la section bois. Une formation qualifiante en menuiserie ébénisterie, un parcours complet à partir d’une quatrième année à une septième permettant ensuite une passerelle vers l’enseignement supérieur. Un chiffre d’inscrits resté quasi identique ces quatre dernières années.

« Un manque de visibilité »

Laurent Gillis, après avoir travaillé durant quinze ans dans le privé, est revenu exercé dans l’école où il a reçu sa formation. Devenu professeur de technologie et de pratique professionnelle dans les deux dernières années du cycle, pour lui le peu de succès de la filière tient avant tout à son manque de visibilité. Les métiers du bois restent associés aussi à une vision passéiste. Car les débouchés professionnels ne manquent pas.

Lui même a choisi de continuer à exercer une activité complémentaire dans le privé : « Bien souvent les personnes ne sont pas au courant de ce qu’on fait. Elles ne s’imaginent pas qu’une petite planche peut être la base d’un meuble, elles n’imaginent pas que c’est une filière énorme parce que la formation en ébénisterie c’est une base du métier », explique-t-il. 

« On a des élèves qui sont maintenant négociants en bois, d’autres dessinateurs pour une entreprise de mobiliers. Alors pourquoi pas plus de candidats dans la filière, je pense que c’est un manque de publicité« .

Les anciens reviennent régulièrement dans leur école

Nicolas Gyns et Cédric Wuyts sont passés par l’Institut avant de se lancer dans leur vie professionnelle. L’un et l’autre ont décroché un emploi dans le secteur bois. Si Nicolas a eu la chance de trouver très vite un travail après ses études auprès d’une société qui pose et répare des parquets, Cédric a lui cherché un travail durant un an et c’est grâce à un stage de six mois proposé par Actiris qu’il a finalement pu décrocher un premier emploi.

Son employeur réalise des meubles sur mesure et des placements de portes. Après ce premier stage, Cédric est retourné à la case chômage un an supplémentaire, avant que son premier employeur ne se décide finalement à l’engager à durée indéterminée. Cela fait désormais un an et demi qu’il travaille pour lui.

Ces deux anciens de Saint-Joseph apprécient leur parcours au sein de leur ancienne école et lorsqu’ils y reviennent, les souvenirs se bousculent. « Tous les jurys qu’on a passé à stresser devant ces machines même si ce ne sont pas les plus neuves qu’on peut avoir, tout est partit de là, c’est la base… Quand on arrive au début d’une formation on se demande si cela va nous plaire, si on va bien s’intégrer avec les autres.

Et c’est une formation physique selon eux  car il y a les heures d’atelier. Mais au final, tous les professeurs nous ont vraiment mis à l’aise dans le métier, pris le temps de bien nous expliquer et transmis non pas seulement un métier, mais plutôt la passion de travailler le bois. Et on est ressorti de là avec des connaissances et une envie de continuer dans ce domaine là.

Avec une formation qualifiante, les élèves sont armés pour faire face au marché du travail.

Grâce aux stages en entreprise, la formation professionnelle prépare aux conditions réelles du marché de l’emploi. Pour Fabio Allata, professeur de menuiserie à l’Institut Saint-Joseph, cela ne fait aucun doute: « Devoir arriver à l’heure et respecter les consignes d’un patron permet à l’élève d’être capable d’être armé face au marché du travail ».

Source: rtbf.be – 05-05-2018

 

Congés gâchés par la maladie: les salariés pourront les récupérer

Un salarié qui tombe malade avant ses vacances peut récupérer les jours de congé «perdus». Mais s’il tombe malade pendant ses vacances, tant pis. C’est la règle en vigueur en Belgique.

C’était la même règle en Espagne, en 2009-2010, dans le secteur des grands magasins. Les syndicats espagnols ont attaqué cette disposition devant le «Tribunal supremo», qui a consulté la Cour européenne de justice. Le 21 juin 2012, l’arrêt est tombé, favorable aux salariés.

La Commission a sommé la Belgique d’adapter sa réglementation. Le ministre de l’Emploi, Kris Peeters (CD&V), a chargé les employeurs (FEB, UCM, Unizo, Boerenbond) et les syndicats de trouver un accord au Conseil national du travail (CNT).

Le rôle de la mutuelle

La discussion bat son plein. Pour l’UCM, l’employeur ne peut pas être doublement pénalisé. La maladie dite concomitante aux vacances doit être indemnisée par l’assurance maladie, via les mutuelles. Cela permet de charger les mutuelles du contrôle, très difficile pour les certificats médicaux rédigés à l’étranger.

Il est aussi nécessaire de faire le tri entre la maladie qui rendrait le travail impossible et le bobo qui empêche de profiter de ses vacances. La «turista» ou le pouce luxé au ski ne doivent pas ouvrir le droit à récupérer des jours!

Reporter les jours de congé à l’année suivante

L’UCM demande en outre, si le principe de la récupération est adopté, que les jours restants puissent être reportés à l’année suivante, pour réduire l’impact sur l’organisation du travail.

Source: lavenir.net – 05-05-2018

Une sonde de la Nasa va partir étudier les séismes sur Mars

L’agence spatiale américaine Nasa s’apprête à mener sa première mission vers Mars depuis 2012, en lançant samedi la sonde InSight dont l’objectif est d’y étudier l’activité tectonique pour tenter de percer le mystère de la formation des planètes telluriques.

Le lancement de l’engin baptisé Interior Exploration using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transport (InSight) est programmé pour 11H05 GMT samedi matin depuis la base Vandenberg de l’US Air Force en Californie.

Le lancement devait intervenir à l’origine en 2016 mais la découverte quelques mois avant le tir de fuites sur un instrument avait entraîné un report à 2018. Les fenêtres de tir favorables pour Mars ne se présentent que tous les deux ans.

Si tout se déroule comme prévu cette fois, la sonde devrait arriver à destination le 26 novembre. Devenant ainsi le premier appareil de la Nasa à se poser sur Mars depuis le véhicule Curiosity en 2012.

Comme la Terre et Mars se sont probablement formées de manière similaire il y a 4,5 milliards d’années, la Nasa espère qu’elle permettra de lever le voile sur les raisons pour lesquelles elles sont si différentes.

« Comment passons-nous d’une boule de roches sans reliefs caractéristiques à une planète qui peut ou non accueillir la vie est une question cruciale dans la science planétaire », a commenté Bruce Banerdt, responsable scientifique d’InSight au laboratoire JPL de la Nasa à Pasadena, en Californie.

« Nous aimerions être en mesure de comprendre ce qu’il s’est passé », a-t-il confié.

Sur Terre, ces évolutions ont été masquées par des milliards d’années de séismes et de mouvements de roches en fusion dans le manteau, a expliqué le scientifique.

Mais Mars, quatrième planète à partir du Soleil qui est plus petite et moins active géologiquement que la planète bleue, pourrait receler quelques indices en la matière.

InSight doit récolter des données par le biais de trois instruments: un sismomètre, un dispositif permettant de localiser avec précision la sonde tandis que Mars oscille sur son axe de rotation et un capteur de flux de chaleur inséré à 5 mètres dans le sous-sol martien.

Sa mission sera surtout de détecter les séismes martiens qui, selon la description de la Nasa, sont « comme un flash qui illumine la structure interne de la planète ».

Les scientifiques s’attendent à enregistrer jusqu’à une centaine de « tremblements de Mars » au cours de la mission. La plupart devraient être inférieurs à 6 sur l’échelle ouverte de Richter.

Etudier la façon dont les ondes sismiques se déplacent à travers la croute, le manteau et le noyau de la planète rouge pourrait les aider à en apprendre davantage sur la constitution des différentes couches et sur leur épaisseur.

Le Seismic Experiment for Interior Structure (SEIS) a été conçu par le Centre national d’études spatiales (CNES) français, tandis que le détecteur de chaleur Heat Flow and Physical Properties Package (HP3) est issu d’une collaboration entre les agences spatiales allemande DLR et polonaise CBK.

Les sondes Viking de la Nasa lancées à la fin des années 1970 disposaient de sismomètres dont un seul avait fonctionné, mais il était beaucoup moins sensible car fixé sur le dessus de son engin porteur.

Cette fois, le sismomètre d’InSight doit être déposé directement sur le sol grâce à un bras robotique.

Source: lalibre.be – 03-05-2018

L’aéroport de Liège entame sa mutation

L’aéroport de Liège s’apprête à devenir bien plus qu’un simple aéroport dont l’activité principale est le cargo. Les investissements immobiliers pour y construire un parc d’activités près des pistes sont en cours.

n aéroport vit davantage qu’à travers les activités qui se déroulent sur son tarmac. C’est encore plus vrai avec l’aéroport de Liège dont le métier principal, on le sait, est le cargo (717.000 tonnes transportées en 2017).Pour être plus rentable, la structure liégeoise a mis au point un vaste plan de déploiement d’activités parallèles. Un terrain de plus de 470 hectares a ainsi été libéré aux abords des deux pistes pour donner vie à un parc d’activités.

Propriétaire du terrain, la Sowaer (Société wallonne des aéroports) a concédé à Liege Airport l’enceinte sécurisée autour des pistes ainsi que ses abords pour y construire un panel d’activités adjacentes : bureaux modernes et dynamiques pour PME et start-up, zone de fret agrandie, bâtiments logistiques, mais aussi crèche, salle de fitness et bien d’autres infrastructures encore.

La localisation de ces bâtiments à venir est évidemment un atout important. L’aéroport est situé au nord-ouest de la ville de Liège, à Bierset, dans la commune de Grâce-Hollogne, le long de l’autoroute de Wallonie, à proximité immédiate d’un nœud autoroutier important (E42 Lille-Francfort, E25 Rotterdam-Luxembourg, E40 Bruxelles- Cologne et E313 Anvers-Liège).

S’implanter à proximité de telles autoroutes apporte inévitablement des facilités en matière de déplacements. Par les temps qui courent, ce n’est pas négligeable, même dans une ville de province comme Liège.

Voilà pourquoi, à Liege Airport, on ne doute pas du succès de l’opération qui devrait connaître un coup d’accélérateur cette année. Le marché est « hyperdemandeur » avec déjà plus de 6.000 m2 de nouveaux espaces.

Histoire de rendre le projet plus attirant, les responsables ont même ouvert une partie de celui-ci à un concours d’architecte. Tant qu’à construire de nouveaux bâtiments, autant qu’ils soient agréables à regarder. Ça ne gâche rien, ni pour la vue… ni pour la rentabilité du bâti qui pourrait être améliorée.

Source: lesoir.be – 03-05-2018

Bruxelles : le chômage baisse en avril et atteint son plus bas niveau depuis 25 ans

Tout ce qui change le 1er mai

Véhicules sans conducteur, faillites des médecins et architectes, rénovation de tunnel, surenchères dans les ventes publiques: tout ce que vous devez savoir sur les mesures de mai.

Catherine De Bolle à la tête d’Europol
Commissaire générale de la police fédérale, Catherine De Bolle, prendra la tête de l’agence européenne de coopération policière, Europol, ce 1er mai. Elle été choisie à ce poste début décembre dernier par les Etats membres de l’Union européenne. Elle y prendra la succession de Rob Wainwright pour un mandat de quatre ans.

Catherine De Bolle a placé son futur mandat sous le signe de l’innovation, a-t-elle expliqué en janvier devant les eurodéputés de la commission des Libertés civiles (LIBE). « Europol doit être à la pointe de l’innovation, pour s’attaquer à la cybercriminalité, pour échanger des informations et pour lutter contre le crime organisé et le terrorisme », avait-elle commenté. « La lutte contre le crime et le terrorisme ne peut pas être dissociée des nouvelles technologies. »

Catherine De Bolle avait pris la tête de la police fédérale le 29 février 2012 à l’âge de 42 ans, devenant ainsi la plus jeune commissaire générale jusque là. Née le 17 février 1970 à Alost, elle a étudié le droit à l’université de Gand entre 1988 et 1993. De 1994 à 1997, elle a suivi une formation d’officier à la gendarmerie. Elle a notamment été juriste à la police fédérale et a participé à la mise en loi de la réforme des polices.

Sa ou son successeur comme patron(ne) de la police fédérale doit encore été désigné(e). A l’heure actuelle, sept candidats sont en lice. Europol, basé à La Haye aux Pays-Bas, occupe actuellement environ 800 personnes.

Faillite des professions libérales
Les titulaires d’une profession libérale, tels que les médecins, les architectes ou les avocats, pourront également être déclarés en faillite dès le 1er mai, dans la cadre de la nouvelle loi sur l’insolvabilité des entreprises. Ils pourront adapter, faire protéger ou faire cesser leur entreprise ou structure de coopération de manière ordonnée et dans le respect de la spécificité de la profession libérale.

Un premier élément de cette loi stipule que les professions libérales pourront également faire faillite et ainsi bénéficier des avantages d’une procédure d’insolvabilité.

La nouvelle loi vise à continuer à encourager l’esprit d’entreprendre et mise sur la seconde chance. C’est pourquoi tout entrepreneur en procédure de faillite pourra démarrer une nouvelle entreprise. Il ne devra plus attendre la fin du déroulement de la faillite en cours. Les dettes que des personnes physiques ne sont pas en mesure de rembourser pourront être effacées dans le cadre de cette procédure de faillite, à condition d’obtenir l’accord du juge.

La loi rénove par ailleurs l’accord à l’amiable qui donnera au créancier l’assurance qu’il pourra conserver les paiements qu’il reçoit. L’accord pourra aussi être rendu exécutoire. Si le débiteur ne le respecte pas, le créancier pourra donc en demander l’exécution forcée au tribunal.

Ventes publiques
Le 1er mai, la loi supprimant la faculté de surenchère pour les ventes publiques judiciaires entrera en vigueur, indique la Fédération royale du notariat belge (Fednot). Une disposition transitoire est toutefois prévue pour les ventes publiques dont la séance est fixée dans les quatre mois à compter de l’entrée en vigueur de cette loi.

La mesure concerne les ventes publiques judiciaires (soit réalisées dans le cadre d’une saisie ou d’un règlement collectif de dettes) et des ventes publiques amiables à forme judiciaire, précisent les notaires. Elle ne touche donc pas encore les ventes publiques volontaires.

Jusqu’à présent, la vente se faisait en principe en une seule séance mais le notaire pouvait encore prévoir une faculté de surenchère. Cela signifie que lors de la première séance de vente, le notaire adjugeait un bien au candidat acquéreur ayant fait l’offre la plus élevée et l’adjudication était faite « sous la condition suspensive de l’absence de surenchère ». Toute personne intéressée pouvait donc effectuer une surenchère dans un délai de 15 jours.

La nouvelle loi vise à simplifier la procédure et à la rendre plus dynamique, souligne Fednot. Les coûts seront aussi diminués pour les citoyens.

Une disposition transitoire est prévue pour les ventes publiques judiciaires et les ventes publiques amiables à forme judiciaire dont la première séance a initialement été fixée avant le 1er septembre 2018 (soit dans les quatre mois de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi). Pour ces ventes, les anciennes dispositions resteront d’application.

Tunnel Léopold II
Le vaste chantier de rénovation du tunnel Léopold II à Bruxelles, le tunnel routier le plus long de Belgique, débutera le 1er mai.

La Région bruxelloise procèdera à la rénovation totale du tunnel Léopold II: ventilation, sorties de secours, revêtements, trottoirs, éclairage, signalisation, désamiantage, etc. Le chantier a été confié au consortium Circul 20 (Besix Group – Jan De Nul – Engie Fabricom) qui se chargera ensuite de la maintenance de l’ouvrage pour une durée de 25 ans.

La Région aura déboursé à terme 462,6 millions d’euros, dont 264,7 millions pour la rénovation proprement dite et 4,5 millions pour la charge du financement.

En période scolaire, le tunnel ne sera fermé que les nuits, entre 22h00 et 06h00 du matin du dimanche au jeudi. Durant les mois de juillet et d’août, il sera totalement fermé au trafic.

Des alternatives seront proposées aux nombreux navetteurs qui empruntent ce tunnel qui voit passer 80.000 véhicules par jour en moyenne, selon Bruxelles Mobilité. Ainsi, les fréquences de lignes de tram et bus de la Stib et de De Lijn qui passent dans ce secteur seront augmentées. Il s’agit des lignes de tram 19, 51 et 82 et des lignes de bus Stib 13, 14, 20, 48 et 87 et De Lijn 214 et 355.

Des déviations sont également prévues pour les automobilistes, via le boulevard industriel à Anderlecht, la chaussée de Ninove à Molenbeek ou encore l’A12 à Laeken.

L’avenue Charles Quint, située entre l’arrivée de l’E40 Ostende-Bruxelles à Grand-Bigard et le tunnel Léopold II restera ouverte à la circulation avec toutefois une modification des bandes de circulation. Le carrefour Sainctelette, près du canal, sera pour sa part transformé en rond-point.

La fermeture totale du tunnel est prévue trois étés d’affilée, en 2018, 2019 et 2020. Le chantier de rénovation doit durer 39 mois.

Véhicules sans conducteur
Le lancement de projets-pilotes pour tester des véhicules totalement autonomes sur les routes belges sera autorisé à partir de ce 1er mai. Le ministre fédéral de la Mobilité devra toutefois d’abord donner son accord aux constructeurs automobiles et aux entreprises technologiques. Il sera donc possible de croiser un véhicule circulant de façon autonome sur la voie publique, surveillé à distance par un opérateur.

En 2016, le conseil des ministres avait adopté un code de bonnes pratiques afin de régir l’expérimentation des véhicules autonomes sur les routes belges, avec un chauffeur ou un opérateur à bord.

Un arrêté royal publié en avril au Moniteur permet désormais de tester les véhicules totalement autonomes sur la voie publique, pour une durée limitée et sur autorisation du ministre de la Mobilité ainsi que des gestionnaires de voirie. La Belgique fait partie des rares pays européens à autoriser ces tests sur la voie publique.

Source: 7sur7.be – 30-04-2018

Pyongyang et Séoul à la bonne heure

Les deux Corées ne partagent pas la même heure depuis 2015. Le Nord avait alors subitement annoncé que toutes les horloges du pays seraient retardées de 30 minutes.

La Corée du Nord va avancer ses horloges de 30 minutes pour revenir à la même heure locale que celle de la Corée du Sud, dans un geste de bonne volonté qui suit le sommet intercoréen, a annoncé lundi l’agence officielle nord-coréenne KCNA, confirmant une annonce de Séoul.

Les deux Corées ne partagent pas la même heure depuis 2015. Le Nord avait alors subitement annoncé que toutes les horloges du pays seraient retardées de 30 minutes.

Pyongyang avait expliqué qu’il s’agissait d’en finir avec la mesure du temps imposée plus d’un siècle auparavant par le colonisateur japonais et de marquer le 70e anniversaire de la libération de la Corée du joug de Tokyo.

Mais le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a promis de rétablir la même heure qu’à Séoul lors de son sommet historique de vendredi avec le président sud-coréen Moon Jae-in, a indiqué KCNA.

L’agence confirmait ainsi une déclaration faite dimanche par la présidence sud-coréenne, qui avait rapporté que M. Kim avait annoncé ce geste de bonne volonté lors du sommet, qui s’est tenu à Panmunjom, village de la Zone démilitarisée qui divise la péninsule. M. Kim a dit qu’il avait trouvé « déchirant » de voir pendant le sommet deux horloges murales qui donnaient deux heures différentes, celle de Séoul et celle de Pyongyang, a rapporté KCNA.

Une mesure symbolique
Il a alors exprimé « sa résolution d’unifier les deux heures locales », en un geste qui constituerait « la première mesure pratique pour la réconciliation et l’unité nationales », toujours selon l’agence nord-coréenne.

En conséquence, le parlement nord-coréen a adopté lundi un décret sur le retour de la Corée du Nord à la même heure locale que celle du Sud à partir du samedi 5 mai, a rapporté KCNA.

En annonçant dimanche la décision de M. Kim sur cette question, le porte-parole de la présidence sud-coréenne, Yoon Young-chan, a salué « une mesure symbolique » reflétant la volonté d’améliorer les relations entre les deux pays voisins.

Et le porte-parole sud-coréen a cité les propos tenus par M. Kim à ce sujet. « Puisque nous sommes ceux qui ont modifié l’heure standard, nous allons revenir à l’heure originale. Vous pouvez l’annoncer publiquement », a dit M. Kim selon le porte-parole.

En 2015, Park Geun-hye, alors présidente de la Corée du Sud, avait sévèrement critiqué le changement d’heure décidé par Pyongyang, jugeant qu’il creusait encore le fossé entre les deux pays dont la séparation avait été scellée par la guerre.

Lors de leur sommet, MM. Kim et Moon sont convenus de parvenir à une péninsule coréenne « non nucléaire » et de chercher à établir une paix permanente sur la péninsule. Les deux Corées sont toujours techniquement en guerre, le conflit de 1950-1953 s’étant achevé sur un simple armistice qui n’a pas été suivi d’un traité de paix.

Source: 7sur7.be – 30-04-2018

Les jeunes et le travail: l’envie de grandir

Le 1er Mai, fête du travail. Qu’en pensent les jeunes de ce travail? Sont-ils ceux qui vont le révolutionner? Témoignage et analyse.

Demain, c’est la fête du travail. Entre discours syndicaux et politiques, que pensent les jeunes du travail justement? (lire les témoignages ci-dessous) Sont-ils les futurs ovnis du marché de l’emploi? Laurent Taskin est professeur de management à l’UCL: «Sont-ils si différents? Il faut d’abord les remettre dans le contexte sociétal qui change. Le travail perd de sa centralité. Il y a d’autres choses tout aussi centrales comme les loisirs, les réseaux d’amis… Il y a 20-30 ans, seul le travail structurait.» Première mutation.

«Ensuite, depuis 150 ans, on observe une baisse du temps de travail. Des semaines de 4 jours de travail sont en test, on va y arriver. Là, il y a 3 jours où on ne travaille pas.» Deuxième mutation.

«Il y a maintenant, le débat sur l’allocation universelle où le travail devient un choix.» Troisième mutation.

Stabilité et épanouissement

Et les jeunes dans tout ça? «Quoiqu’on puisse en penser mais c’est le résultat de nos recherches, ils cherchent une forme de stabilité que l’emploi va donner. Mais ils cherchent un emploi qui fait sens où on leur donne des responsabilités, où ils vont s’épanouir et grandir. Entre un salaire intéressant et un travail avec des perspectives d’évolution, ils prennent la seconde. Avec toujours cette réserve qu’il ne faut pas faire de généralisation. Il existera toujours des jeunes qui seront des mercenaires.»

En attendant, il y a une mutation: «Cela responsabilise aussi le management qui doit devenir plus humain, plus respectueux du travailleur. Mais qui doit aussi se pencher sur le travail qui fait sens. Mais vous savez, les attentes sont les mêmes selon les générations. Parfois, elles sont plus aiguës.»

Les collectifs se délitent

Avec cette caractéristique supplémentaire qu’est la flexibilité, dans les horaires mais aussi les lieux de travail: «Une même personne travaille de plus en plus dans des lieux différents. Ce qui a un impact important sur les collectifs au travail qui sont en train d’être délités. Ce qui a un impact bien entendu sur le fonctionnement des syndicats et du bien-être qui en dépend.»

Autre élément interpellant pour les représentants des travailleurs qui indique que les choses changent également avec «les modèles d’organisation qui implique l’autogestion. C’est la mise en réseau de personnes qui participent à la décision. Elle est de plus en plus pratiquée et est attirante.»

L’étudiant | «Je ne me suis pas encore posé la question de ma future carrière»

«Il y a un mélange d’appréhension et d’impatience. D’un côté je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre et d’un autre j’ai envie d’en finir avec les études parce qu’après cinq ans je commence à trouver le temps long»

François Boueyrie à 23 ans, il est en dernière année de master en journalisme à l’Ihecs à Bruxelles et, pour lui, le monde du travail c’est encore un peu flou.

«Pour le moment, j’ai vraiment une vision à très court terme, je ne me suis pas encore vraiment posé la question de ma future carrière. Je sais que je voudrais continuer dans le journalisme parce que ça me convient bien. Je sais aussi que ce sera difficile parce que ce n’est pas un milieu où les offres d’emploi pullulent. C’est pour ça que je profite de mon stage de fin d’études pour essayer de décrocher des piges et de nouer des contacts.»

En ce qui concerne son potentiel futur travail, une chose est particulièrement importante pour François: s’épanouir et continuer à se former

«Même si on a fait cinq ans d’études, je ne pense pas qu’on soit véritablement prêt pour entrer sur le marché du travail. Notre formation est bien mais j’ai envie de me former encore plus à travers le travail pour pouvoir me lancer dans des projets qui me tiennent à cœur. Je pense que c’est vraiment ça qui est important dans un job, c’est de donner la priorité au plaisir et pas à l’argent. En plus, je sais très bien que dans mon domaine, ça va être financièrement compliqué au début.»

Entrer dans le monde du travail, sera aussi l’occasion pour le jeune homme de s’émanciper.

«Je suis impatient de pouvoir gagner en autonomie, ça va prendre un peu de temps mais j’aimerais que ça aille le plus rapidement possible. Que je puisse vivre par mes propres moyens même si je sais que mes parents sont prêts à m’aider au début»

La chercheuse d’emploi | «Maintenant, il faut être rentable tout de suite»

«J’envoie des CV, je cherche mais jusqu’à présent, je n’ai pas eu de réponse positive. Franchement, ce n’est pas facile. J’aide mes parents à la maison, je ne veux pas rester à rien faire et me sentir inutile mais je tourne en rond.»: Aline a 26 ans. Elle a terminé ses études de graphiste en septembre 2017. Depuis, elle cherche. Elle qui habite la région de Bastogne a cherché du côté du Luxembourg, «mais là, il faut de l’expérience.»

Maintenant, elle s’oriente vers Namur. «C’est vrai que j’aurais aimé trouver dans la région mais si c’est pour trouver un boulot intéressant, je bougerai, à Namur, à Mons ou ailleurs.»

Mais Aline le reconnaît aussi, son idéal professionnel, elle le revoit à la baisse: «Je suis de moins en moins difficile. Mais là, je parle du boulot en lui-même. En ce qui concerne les horaires, ça ne me dérange pas, c’est normal de s’adapter. Le salaire? Il y a un minimum mais bon, je n’ai pas de charges, pas d’enfant…»

Y a-t-il quelque chose qui lui fait peur dans le futur travail qui l’attend? «Franchement, c’est le fait de devoir aller très vite tout de suite. Quand je discute avec des personnes plus âgées, il me semble qu’on laissait plus de temps. Ici, il faut être rentable tout de suite.»

A-t-elle déjà pensé à se syndiquer? «On m’en a parlé quand je suis allée au Forem. Je crois que je le ferai quand j’aurai trouvé du travail. Pour défendre mes droits? Non, plus dans une démarche de solidarité. Mais avant toute chose, il faut que je trouve du travail. J’y aspire vraiment. J’ai la chance d’avoir mes parents chez lesquels je vis mais là, je tourne en rond. Et puis, ce n’est pas facile de ne pas avoir son indépendance financière.»

La jeune travailleuse | «Mon objectif: grandir et être bien dans mon travail»

Céline travaille depuis la mi-décembre 2017. Elle en est déjà à son deuxième boulot. «J’ai commencé à chercher en octobre. À temps plein entre 8 h et 17 h tous les jours. J’avais activé plusieurs pistes. J’ai été engagée dans une société d’étude de marché. Mais quelques jours plus tard, une autre société m’a appelé pour dire que c’était OK. Je n’ai pas hésité, le boulot était plus intéressant dans la deuxième.» Un choix qui a surpris certains proches: «J’avais un CDI dans la première et un CDD d’un an dans la seconde. Mais le boulot était trop bien dans la seconde. On verra dans quelques mois. Mon manager dans la première entreprise a été super-correct et compréhensif. Ils ont l’habitude de ce type de mobilité.»

Une mobilité qu’elle compte cultiver? «Ce n’est pas une fin en soi. Ici, j’ai choisi ce boulot parce que j’apprends, parce que je consolide ma formation (Sciences économiques). Qu’on travaille en équipe mais qu’on me donne aussi des projets où je dois me débrouiller seule. Mon objectif, c’est de grandir et d’être bien dans mon travail. On est 60% de son temps au travail, alors autant s’y sentir bien, non? Le jour où cela n’ira plus, peut-être devrais-je changer. C’est un peu comme une relation, quand ça ne va plus, il faut arrêter.»

Mais Céline est lucide: «Je n’ai pas d’enfant, je n’ai pas de maison à payer, c’est plus facile de tenir ce genre de discours.»

La qualité de vie dans tout ça? «Mais c’est hyper important. Il faut trouver la balance, j’ai un employeur qui ne part pas du principe qu’il faut travailler tard pour être rentable.» D’où la question de la nécessité des syndicats: «Je n’en ressens pas le besoin. Le jour où je le ressentirai ce sera peut-être trop tard, je suis trop naïve peut-être de croire que je pourrai me défendre. Oh, et puis si ça ne va pas, je partirai.»

Le reconverti | «Trouver du boulot: plus rude que prévu»

Pierre Paulus travaille depuis cinq ans. Il a décidé de changer de cap. Journaliste indépendant, il a fait table rase sur une partie de ses «clients» pour repartir sur une nouvelle base: moitié indépendant et moitié boulot dans l’accompagnement de jeunes.

Sauf que, pour le second volet, il n’a encore rien dans sa besace. «Trouver du boulot est plus rude que je ne le pensais. Comme indépendant, j’ai commencé progressivement et ça s’est fait naturellement. Ici, c’est différent. Le milieu associatif est fort courtisé. Un ami m’expliquait qu’il y a dix ans, pour une offre d’emploi, il avait vingt candidatures. Maintenant, il en a cent. Bref, il faut se vendre, affiner son CV, ses lettres de candidatures. Je m’attendais à quelque chose de plus simple.»

Mais l’homme n’en perd pas son sourire. «Je ne pensais pas changer si vite mais des problèmes de santé rencontrés par ma copine m’ont décidé. Une question d’équilibre de vie, d’horaire, de présence. En fait, on pensait partir en Amérique du Sud, nous avions envie de nouvelles expériences.» Partie remise.

Comment cette réorientation professionnelle a-t-elle été ressentie par les proches? «Quand j’ai quitté, j’en ai parlé à mes parents, après. Ils auraient aimé que je leur en parle… avant. Ils sont plus rationnels, ils ont épousé une carrière plus classique. Ici, je me suis donné six mois pour me retourner. On a un peu d’économies, on vit en colocation et on ne dépense pas trop.»

Quant aux syndicats: «Sur le principe de la solidarité, je vois ce que cela donne au niveau des soins de santé… Pour le travail, quand je vois comment mon boulot n’est pas très valorisé, cela fait réfléchir.»

Source: lavenir.net – 30-04-2018