Allocations familiales : tout savoir sur la réforme

A partir de 2019, la Wallonie devient gestionnaire des allocations familiales sur son territoire. Qu’est-ce que cela change pour vous ? Tout dépend de la date de naissance de votre enfant.

En Belgique, chaque année, des allocations familiales sont versées à plus de 2 millions et demi d’enfants. A partir du 1er janvier 2019, la Wallonie reprend la compétence et devient gestionnaire des allocations familiales sur son territoire. Dans le prolongement de ce transfert, de nouveaux montants seront d’application au 1er janvier 2020 pour les enfants nés à partir de cette date.

Les raisons de la réforme

Deux raisons expliquent ce chamboulement de la législation

Cette compétence, qui était fédérale, est définitivement transférée aux régions, suite à la 6ème réforme de l’Etat ;

Le rang entre les enfants est supprimé.

Le système d’allocations familiales avait été pensé, jusqu’ici, pour encourager fortement la démographie, et donc favorisait largement les familles nombreuses, avec des allocations fortement majorées pour le troisième enfant par rapport au deuxième, lui-même plus rémunérateur que le premier.

Les familles actuelles sont plus diversifiées qu’avant. On compte par exemple davantage de familles monoparentales ou de familles recomposées. Face à cette complexité, la Wallonie simplifie le calcul des allocations familiales. Dorénavant, un enfant wallon est égal à un autre enfant wallon. Et le montant des allocations reste fixe pour chaque enfant supplémentaire qui naîtra dans la famille.

Pour les enfants déjà nés, pas question de changer de régime. Aucune famille ne perdra d’argent avec le nouveau système. Voici présenté le régime actuel (hors majorations) :

Vous recevez

Allocations familiales ordinaires pour salarié ou indépendant

1er enfant 95,80 €/mois

2e enfant +177,27 €/mois

3e et suivants +264,67 €/mois

A ces montants, s’ajoutent des suppléments d’âge à 6, 12 et 18 ans variables en fonction des revenus de la famille.

Qu’est-ce que cela change pour vous ?

Tout dépend donc de la date de naissance de votre enfant.

Si votre enfant est né avant 2020, rien ne change! Le calcul des allocations familiales se fera de la même manière qu’actuellement ;

Si votre enfant nait à partir du 1er janvier 2020, le calcul des allocations se fera d’après le nouveau modèle.

Pour chaque enfant né à partir du 1er janvier 2020, les familles recevront un montant de base identique.

De 0 à 17 ans, ce montant sera de 155 €/mois par enfant ;

de 18 à 24 ans, il sera de 165 €/mois, et ce, jusqu’au premier emploi de l’enfant.

Plusieurs mesures déjà en vigueur

Dès le 1er janvier 2019, trois 3 nouveautés seront d’application :

– la situation socioprofessionnelle (être salarié, au chômage, en invalidité…) ne déterminera plus le droit à un supplément social ; seuls les revenus annuels imposables du ménage seront pris en compte ;

– L’enfant qui perdrait malheureusement un de ses parents en 2019 continuera à bénéficier de l’allocation d’orphelin indépendamment de la (re)mise en ménage ou (re)mariage du parent encore en vie ;

– Le jeune qui aura 18 ans en 2019 continuera à recevoir automatiquement ses allocations familiales jusqu’à 21 ans sauf s’il travaille ou perçoit des allocations de chômage.

A partir de janvier 2020, les nouveaux montants seront appliqués, tant pour les taux de base que pour les suppléments, et ce uniquement pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2020. Les enfants nés avant cette date restent dans l’ancien système et continuent à recevoir les montants d’allocations familiales et de suppléments tels qu’ils existent aujourd’hui.

Nouveaux montants à partir du 1er janvier 2020 :

Les ménages à faibles revenus (brut imposable < € 30.984/an) auront droit à un supplément mensuel de :

 

Les ménages ayant un revenu brut imposable compris entre € 30.984/an et € 50.000/an auront droit à un supplément mensuel de :

 

Enfants orphelins et suppléments pour enfants atteints d’une affection/handicap :

Source: lalibre.be – 11-12-2018

Mons: plein d’idées cadeaux «made in Wallonia» au marché des créateurs

La 8e édition du Marché des créateurs aura lieu le week-end des 15 et 16 décembre à l’Hôtel de ville de Mons. Il offrira une vitrine du savoir-faire wallon.

À Mons, cela fait déjà sept ans que le Marché des créateurs met en valeur le travail d’artisans locaux, leur offrant une vitrine et un espace de vente un week-end durant. Pour la huitième édition qui se déroulera les 15 et 16 septembre, c’est à nouveau le salon gothique de l’Hôtel de ville qui sera investi par des créateurs divers, mais qui ont tous un point commun: vendre des objets abordables et transportables.

«Les gens qui fréquentent le Marché des créateurs viennent pour acheter un objet qui peut se glisser sous le sapin. Ce n’est donc pas ici que l’on trouvera des tables aux lignes épurées à des prix prohibitifs», clarifie Domenica Butera, directrice de la Maison du Design qui organise l’événement.

Ce sont donc des jouets, bijoux, équipements de la personne, produits de bouche, objets de décoration qui seront proposés à la vente par 65 créateurs, majoritairement de la région. Mais cette année, le marché sera aussi marqué par la présence d’une vitrine wallonne, grâce à la présence de «C-nowäl».

Il s’agit d’une plateforme qui a vu le jour en 2015, soutenue par la Wallonie et qui offre une visibilité aux créateurs wallons innovants via un site web. Mais à chaque fin d’année, C-nowäl se matérialise pour mettre en lumière les différents artisans et créateurs soutenus par la plateforme, qui recense 200 produits.

Focus sur le Cœur du Hainaut

Mais ceux-ci étaient très majoritairement issus du centre et de l’est de la Wallonie. «Comme nos actions se déroulaient à Liège ou Namur, la majorité des créateurs présents sur notre site venaient de ces régions. On a donc décidé cette année de mettre un coup de projecteur sur les créateurs de Mons et environs», explique Sarah Thielens, chargée de communication chez Innovatech.

C-nowäl va donc profiter du marché des créateurs pour se faire connaître dans les rues montoises. Des objets de créateurs seront visibles en vitrine à l’accueil de l’Hôtel de ville les 15 et 16 décembre. Ces derniers seront aussi exposés tout le mois de décembre dans une vitrine du piétonnier à la rue de la Chaussée. Les créateurs peuvent s’inscrire en ligne pour proposer leurs produits sur la plateforme. Certains produits seront proposés à la vente lors du Marché des créateurs tandis que d’autres seront à gagner lors de concours Facebook.

Pour la Maison du Design et la plateforme wallonne, cette collaboration a des airs de gagnant-gagnant: «d’un côté, on soutient les créateurs locaux en les encourageant à postuler à C-nowäl et de son côté, C-nowäl gagne en notoriété chez nous.» Mais le grand gagnant, c’est surtout le créateur qui y verra la possibilité d’élargir un peu plus sa vitrine à l’heure où cette question lancinantes’empare d’une partie de la population: «mais que vais-je encore offrir pour Noël à mes proches?».

Source: lavenir.net – 06-12-2018

 

Newpharma prévoit d'engager à tour de bras

Newpharma, la plus grosse pharmacie en ligne du pays, continue d’étendre sa toile. Elle sert aujourd’hui plus de 1,6 million de patients et prévoit pour cette année une croissance de 40 % de son chiffre d’affaires. Celui-ci devrait dépasser les 80 millions d’euros.

Pour pouvoir répondre à une demande en forte croissance, l’entreprise installée à Wandre, qui emploie 200 salariés, envisage d’embaucher d’ici 2020 entre 150 et 300 personnes. Une nécessité pour pouvoir faire face à une croissance qui, selon elle, devrait atteindre 52% en moyenne. Newpharma s’appuie notamment pour cela sur une enquête menée par ses soins auprès de 1.000 internautes, qui démontre qu’un tiers des personnes interrogées ne connaissent pas les pharmacies en ligne.

L’entreprise liégeoise table aussi sur une extension de l’autorisation de vente sur internet aux médicaments délivrés sur prescription. Celle-ci est déjà autorisée dans certains pays européens, notamment en Allemagne et aux Pays-Bas.

Mais en Belgique, les acteurs du secteur devront encore un peu patienter. Au cours d’une table ronde organisée mardi soir, le chef de cabinet de la ministre de la Santé publique, Maggie De Block, a entrouvert la porte, sans plus. Il a en effet appelé les différents acteurs – les pharmaciens en ligne, l’Association Pharmaceutique Belge à débattre « sereinement » de la mise en place d’un système « sécurisé et responsable » permettant la vente en ligne de médicaments prescrits.

Source: lecho.be – 06-12-2018

La première femme élue maire de Mexico prend ses fonctions

La première femme élue maire de Mexico a été investie mercredi pour un mandat de six ans à la tête de cette ville, l’une des plus grandes du monde, dans un pays réputé machiste.

Claudia Sheinbaum, une scientifique de l’environnement de 56 ans, s’est imposée aux élections du 1er juillet sur une ligne anti-establishment, comme son mentor, le nouveau président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador.

Elle a repris dans son discours d’intronisation la rhétorique anti-corruption de « AMLO ».

« Nous entamons une nouvelle ère d’honnêté, au cours de laquelle nous éradiquerons les privilèges des hauts fonctionnaires », a-t-elle annoncé.

Elle s’est engagée à mettre fin à « la privatisation des espaces publics » et aux amendes ou taxes excessives dans cette ville aux huit millions d’habitants (20 millions d’habitants en incluant la périphérie).

Une autre femme, Rosario Robles, avait occupé ce poste mais de façon intérimaire entre 1999 et 2000, sans avoir été élue.

Mme Sheinbaum a soutenu très tôt Lopez Obrador, qui lui-même a été maire de Mexico entre 2000 et 2005.

Elle faisait partie des politiques qui ont quitté le Parti de la révolution démocratique (PRD, gauche) pour rejoindre Lopez Obrador lorsqu’il a lancé son parti Morena en 2014.

L’année suivante, elle avait été élue dans l’un des 16 secteurs de la ville, d’où elle a organisé sa conquête de l’ensemble de la capitale, mettant fin à plus de vingt ans de domination du PRD.

Mme Sheinbaum a fait l’objet de vives critiques pour sa responsabilité dans l’effrondrement de l’école Rebsamen au moment du séisme de 19 septembre 2017 qui a frappé la capitale.

Cette école, où 19 enfants et sept adultes ont trouvé la mort, se situait dans le secteur de Tlalpan qu’elle dirigeait, au sud de la mégapole.

Selon des experts, des irrégularités dans la construction du bâtiment sont à l’origine de son effondrement. Des parents des victimes ont déposé plainte et exigent une enquête sur sa responsabilité.

Mme Sheinbaum a accusé ses rivaux d’exploiter cette tragédie à des fins électorales.

Source: lalibre.be – 05-12-2018

La légende de Saint Nicolas

Tout le monde connait la date du 6 décembre, jour de la fête de Saint Nicolas, patron des enfants, des écoliers mais aussi des bouchers, des bateliers et des épiciers. Mais a-t-il vraiment existé? Où est-il fêté? Plongez avec nous dans l’histoire du grand Saint.

Le personnage historique

Le personnage de Saint Nicolas est inspiré de Nicolas de Myre né en Asie Mineure entre 250 et 270 après Jésus-Christ et mort le 6 décembre 345 (ou 352 selon les sources) dans la ville portuaire de Myre.

Dès sa naissance, il est reconnu comme un personnage remarquable: alors qu’il vient de naître, il se tient déjà debout dans son bain! Mais c’est surtout le miracle l’histoire des trois petits enfants découpés en pièces que la mémoire collective aura retenu. Trois petits enfants sont venus demandés l’hospitalité à un boucher. Celui-ci les accueillit volontiers mais profita de la nuit pour les découper en petits morceaux et les placer au saloir pour les conserver. Sept ans plus tard, Saint Nicolas entre dans la boutique du boucher et demande de gouter ce petit salé vieux de sept ans. Le boucher s’enfuit, le saint ressuscita les trois jeunes enfants.

Il sauva également trois jeunes filles dont le père, ruiné, voulait vendre comme esclaves. Trois nuits durant, Saint Nicolas aurait jeté des pièces d’or dans la cheminée de la maison familiale pour permettre au père de renflouer ses dettes et constituer une belle dot pour chacune de ses filles.

Le patron des écoliers

Saint Nicolas est fêté le 6 décembre en Belgique, dans le nord et l’est de la France, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Autriche. Dans ces régions, il est aussi important que le Père Noël même si ce dernier gagne en notoriété d’année en année.

Il voyage toujours sur son âne et est accompagné du terrifiant Père Fouettard (Zwarte Piet chez les néerlandophones). Il est de coutume de laisser le soir du 5 décembre, un en-cas pour le grand Saint et une carotte pour son fidèle destrier.

Le Père Fouettard est chargé de punir les enfants désobéissants. Dans certaines régions, il est représenté sous une forme animale (généralement un vieux bouc) ou sous les traits d’une vieille sorcière.

www.femmesdaujourdhui.be – 21-11-2017

 

La semaine de la frite!

La portion de frites idéale? « Six frites », pas une de plus!

Une étude publiée l’année passée dans l’American Journal of Clinical Nutrition expliquait que ceux qui mangeaient des frites entre deux à trois par semaine faisaient grimper en flèche leur taux de mortalité par rapport à ceux qui mangent des pommes de terre aussi souvent dans la semaine mais non frites.

L’étude n’avait pas attiré l’attention plus que ça mais elle est tout à coup largement commentée à la suite d’un article du New York Times.

Les experts s’étonnent dans le journal de la quantité astronomique de frites consommée par les Américains. Les Américains mangent les deux-tiers de leur consommation annuelle de pommes de terre sous forme de frites, de chips et autres produits transformés.

Et l’élément qui fait réagir dans l’article est le suivant: le Ministère de l’Agriculture américain estime qu’une portion de frites idéales est composée de 12 à 15 bâtonnets de pomme de terre, pour 140 calories maximum.

L’expert en nutrion Eric Rimm, qui travaille à l’Ecole de santé publique d’Harvard, pousse le bouchon encore plus loin. Pour lui, dans un fast-food comme le McDo, il faudrait que le menu soit servi « avec une salade et six frites », très exactement. Les réactions n’ont pas traîné…

« Sérieux, je mange en moyenne six frites en une bouchée? », peut-on lire sur Twitter. « Je viens de voir qu’on est supposé manger six frites par repas. Je ne me suis jamais sentie si attaquée », écrit une internaute. Ou encore: « Quel homme fou ne voudrait manger que six frites? Je comprends, c’est mauvais pour la santé, mais manger seulement six frites, c’est une torture, je préfère ne pas en manger du tout. »

Source: 7sur7.be – 05-12-2018

La savonnerie Lîdjeu fait à nouveau des bulles

La savonnerie artisanale de Comblain-au-Pont avait fermé ses portes, malgré le succès. Trop lourd à gérer. Philippe Mancini reprend l’activité.

La savonnerie artisanale tourne à nouveau à plein régime à Comblain-au-Pont. La marque de savon bio «Lîdjeu» a trouvé un repreneur, pour le plus grand bonheur de ses deux fondateurs, Maïwenn Meunier et son compagnon, Baptiste Boulier, tous les deux Comblennois. Après trois ans d’activité, ces savonniers autodidactes avaient décidé de ranger leur tablier, en avril. À contrecœur… Car si le concept était porteur, l’activité devenait trop lourde à gérer. C’était sans compter l’arrivée inattendue de Philippe Mancini, consultant en management. Le Liégeois de 38 ans songeait à changer d’orientation professionnelle, est sensible à l’écologie et était, depuis peu, consommateur convaincu du savon Lîdjeu. «C’est en voulant me réapprovisionner en savon que j’ai appris la fermeture et que le déclic s’est fait. Lancer ma propre société autour de valeurs durables me titillait depuis un moment. Je me suis dit que c’était le moment. On s’est rencontré avec Maïwenn et Baptiste et le courant est bien passé…» Philippe ne sera pas pour autant seul à la barre. Le couple continuera à garder un pied dans leur projet. «Ça reste leur bébé. Ils se concentreront par exemple sur la recherche et développement de produits, sur de nouveaux projets. Moi, je prends en charge la gestion, le commercial, l’administratif, la vente…» Par facilité pratique, le Liégeois compte également déménager l’atelier de Comblain à Liège, dans le centre-ville, plus près de chez lui. «Il ne faut pas un grand local ni de machine. Tout se fait artisanalement…»

Les savons Lîdjeu (une gamme de sept produits) sont fabriqués par saponification à froid. Ils sont naturels, bios, utilisant uniquement des huiles essentielles et végétales et un maximum d’ingrédients locaux. L’heure est aujourd’hui à la transition. «Ils m’écolent dans la fabrication, me transmettent leur savoir-faire et m’introduisent dans leur réseau.» Philippe, expérimenté dans la gestion d’entreprise, s’attellera aussi au développement des points de vente. «Nos savons sont distribués dans une trentaine de magasins de la province. On va étendre le réseau en Wallonie. C’est là tout le challenge pour que la société soit pérenne.» Et si vous voulez découvrir ces savons authentiques, ils seront vendus au marché de Noël de la Cité administrative de Liège, ces 15 et 16 décembre.

Source: Lavenir.net – 05-12-2018

Les médicaments génériques pas assez souvent prescrits par les médecins

Depuis le 1er janvier 2017, chaque médecin généraliste doit prescrire en médicaments « les moins chers » 60% du total de ses prescriptions, au lieu de 50% précédemment. Or, d’après les données de Solidaris, le taux moyen de prescription de médicaments les moins chers était de seulement 54,8% l’an dernier (contre 53,6% l’année précédente). Le comportement des médecins évolue trop peu, et « c’est d’autant plus regrettable que 40 millions d’euros d’économies étaient inscrits par le gouvernement dans son budget pour cette mesure et que cette économie n’a pas eu lieu », commente la mutualité socialiste dans une étude publiée mardi.

Il existe un équivalent générique pour environ 70% des médicaments. Mais le pharmacien ne peut délivrer un générique que si le médecin a prescrit cette version ou lui en a laissé la possibilité.

En pratique, d’après les données 2017 de Solidaris, seul un médecin généraliste sur quatre atteint l’objectif demandé de 60% de médicaments compris dans une fourchette de prix de 5% par rapport au prix le plus bas sur le marché (20% s’il y a moins de trois marques dans la fourchette).

« La délivrance systématique du médicament équivalent (exactement la même molécule, le même dosage et la même taille de conditionnement) LE moins cher aurait permis à l’Inami d’économiser 62 millions d’euros supplémentaires et aux patients près de 47 millions d’euros en 2017 », a calculé Solidaris en extrapolant ses chiffres au niveau national.

Depuis 2018, les médicaments originaux qui ne sont pas dans la fourchette des moins chers sortent du remboursement lorsque la version générique est présente depuis au moins deux ans. Cependant, les firmes pharmaceutiques peuvent encore imposer un supplément aux patients, ce qu’il faudrait interdire, plaide Solidaris.

« Obliger les pharmaciens »

Alors que, cette année, les quotas de prescription de médicaments bon marché ont aussi été relevés pour les médecins spécialistes, la mutualité déplore en outre l’absence de mesures d’encadrement. Au lieu d’imposer des quotas, il vaudrait mieux obliger les pharmaciens, « pour tout nouveau traitement pour lequel il existe un générique, à ‘substituer’ au médicament prescrit un médicament parmi les moins chers », conclut la mutualité.

Medaxes, l’association belge qui regroupe les sociétés de médicaments génériques, considère aussi qu’il « existe encore un espace d’optimalisation ». Mais l’évolution va dans le bon sens et les quotas sont positifs, juge-t-elle. « A partir de 2019, les médecins qui sont actifs à l’hôpital seront aussi concernés. Cela ne peut que contribuer à maintenir des soins de santé accessibles pour chacun. »

Pour Medaxes, la substitution automatique telle que prônée par Solidaris n’est pas une bonne solution. Les entreprises risquent en effet d’écraser au maximum leurs prix afin d’être choisies par les pharmaciens, ce qui aura un effet immédiat sur leur volonté d’investir, avec à la clé de possibles problèmes d’approvisionnement, explique son porte-parole Pieter Boudrez.

En 2018, l’arrivée de 12 nouvelles molécules génériques sur le marché « représente déjà plus de 54 millions d’euros de nouvelles économies annuelles pour les soins de santé belges », d’après l’association.

Source: 7sur7.be – 04-12-2018

Tout ce qui change ce 1er décembre

Tout ce qui change ce 1er décembre: vente d’alcool, fin d’un opérateur mobile et sites frauduleux

 

Fin de la vente d’alcool sur les aires autoroutières de Waremme

Il sera impossible d’acheter – même dans les restaurants – de l’alcool dans les aires d’autoroute de Waremme, situées de part et d’autre de la E40 à partir de ce samedi, indique la Sofico. La décision a été prise par le conseil d’administration, à l’occasion du renouvellement de la concession de l’aire pour une durée de 20 ans, attribuée à Total. Les aires de Waremme suivent l’exemple de celles de Bierges, décrétées sans alcool depuis septembre 2017.

«Cette mesure permettra d’améliorer la sécurité routière en luttant contre la conduite sous influence», souligne le ministre wallon de la Mobilité Carlo Di Antonio. «Pour rappel, l’alcool reste sur nos routes une des premières causes de mortalité. En 2017, sur les autoroutes wallonnes, au moins 11% des conducteurs impliqués dans un accident avec dommages corporels roulaient sous l’influence d’alcool.»

L’interdiction, que la Sofico espère étendre lors des futurs renouvellements des concessions des aires, a pour but de limiter autant que possible les achats compulsifs réalisés par les conducteurs lors des arrêts sur les aires autoroutières.

Par ailleurs, à l’occasion du renouvellement de cette concession à Waremme, le site fera l’objet de rénovations qui pourraient débuter après l’été 2019.

 

L’opérateur mobile virtuel Join cesse ses activités en Belgique

L’opérateur de réseau mobile virtuel Join, qui opère depuis le Luxembourg, cesse ses activités commerciales en Belgique ce 1er décembre. Join avait déjà arrêté la vente de ses abonnements et cartes prépayées en Belgique depuis le 1er août 2018.

Les clients de Join ont été invités à souscrire un abonnement auprès de Base/Telenet, avec qui l’entreprise avait signé un partenariat au lancement de ses activités en Belgique fin 2014 et dont elle utilisait le réseau jusqu’à présent.

Cette cessation des activités entraîne la fermeture de quatre boutiques de l’opérateur – à Liège, Namur, Hornu et Messancy. Seul le personnel de ce dernier magasin sera intégré aux équipes en place au Luxembourg, les 7-8 autres personnes étant licenciées.

 

Les sites de vente en ligne frauduleux mis hors ligne plus rapidement

Le vice-premier ministre et ministre de l’économie, Kris Peeters, intensifie la lutte contre les sites de vente en ligne frauduleux. Grâce à une collaboration entre le SPF Economie et le gestionnaire des noms de domaines. be, DNS Belgium, les possibilités de fermer des sites de vente en ligne de ce type en moins d’un jour sont élargies.

«Jusqu’à présent il était uniquement possible de bloquer des sites internet frauduleux via une procédure rapide si les données d’identification du site internet étaient fautives. Dans d’autres cas, il nous fallait jusqu’à deux semaines avant de pouvoir fermer un site internet frauduleux. Grâce à un nouveau protocole conclu entre le SPF Economie et le gestionnaire belge des noms de domaines DNS Belgium, un site internet frauduleux peut être fermé dans les 24 heures sur la base d’un contenu frauduleux», explique Kris Petters.

Le protocole sera tout d’abord utilisé pour bloquer les noms de domaine. be qui ont été enregistrés de manière frauduleuse (par exemple après être libérés après un non prolongement par l’enregistré d’origine) et qui sont utilisés pour des sites Web frauduleux ou qui abritent des sites phishing (des sites Web qui imitent d’autres sites Web afin de par exemple obtenir de manière frauduleuse des données de cartes de crédit). Il s’agit de plusieurs centaines de sites Web qui apparaissent sans cesse et pour lesquels il est impossible de faire intervenir le parquet à chaque reprise.

La nouvelle procédure sera uniquement appliquée en cas de délits sérieux. Le propriétaire dispose d’une période de deux semaines pour faire appel. Après une période de six mois le nom de domaine bloqué expire. Dans tous les cas où le propriétaire du site internet peut être clairement identifié, il sera en outre fait appel au parquet.

Pour la fermeture de site internet frauduleux avec une autre extension que «. be» (par exemple «. com») l’intervention du parquet reste nécessaire. Pour ces sites internet, le parquet peut demander le blocage aux fournisseurs belges.

 

Le centre de congrès de Mons sera géré par une nouvelle société anonyme

La gestion du centre de Congrès de Mons (MICX) est reprise dès ce 1er décembre par une nouvelle société anonyme créée par le directeur du Congres Hotel Van Der Valk situé à proximité, indique la Ville de Mons.

Inauguré il y a 4 ans, le MICX (Mons International Congress Xperience) est exploité par la société Artexis, spécialisée notamment dans l’organisation de foires et de grands événements ainsi que dans la gestion de Namur Expo et du Flanders Expo de Gand. Artexis avait annoncé en 2017 son souhait d’arrêter de gérer le MICX.

Le conseil d’administration du MICX a décidé mardi soir d’en confier la gestion à une nouvelle société anonyme, qui sera constituée par Mathieu Wohrmann, le directeur du Congres Hotel Van Der Valk, situé tout près du centre. Il entend créer cette nouvelle entité avec un associé.

Source: lavenir.net – 01-12-2018

Pénurie de profils techniques

Plus de deux entreprises sur trois demandent aux autorités d’investir d’urgence afin de promouvoir davantage les études et les formations techniques, selon une autre enquête pour le compte de Tempo-Team.

Au moment de recruter, 75% des entreprises sondées éprouvent des difficultés à pourvoir les fonctions techniques.

La pénurie de candidats au profil technique ou scientifique demeure aiguë sur le marché du travail belge, rappelle Tempo-Team. Environ la moitié des entreprises consultées en recherchent mais, dans 8 cas sur 10, elles peinent à recruter de tels profils. Ces difficultés sont particulièrement ressenties dans le nord du pays et au sein des grandes entreprises.

Quelque 70% des employeurs s’attendent même à une augmentation de la demande de collaborateurs techniques durant les prochaines années.

Les entreprises demandent donc «d’urgence» des efforts aux autorités pour s’attaquer à cette pénurie. Elles évoquent notamment une meilleure concordance entre l’enseignement et le monde entrepreneurial et davantage de promotion de la formation technique. L’enquête souligne aussi le rôle que peuvent jouer les entreprises, notamment en augmentant l’attrait de leurs emplois techniques et en les rémunérant mieux.

www.lavenir.net – 30-11-2018