À combien s’élève l’épargne-pension des Belges?

L’épargne-pension, encouragée fiscalement, existe depuis 30 ans en Belgique et est de plus en plus populaire.

Le montant total des actifs constitués par les Belges dans le cadre de l’épargne-pension individuelle, ou «troisième pilier», s’élevait fin 2017 à 33,7 milliards d’euros, soit 19,6 milliards via des fonds et 14,1 milliards via des assurances, selon des chiffres publiés ce mercredi par la Belgian Asset Managers Association (BEAMA), organisation membre de Febelfin.

Le système des pensions repose en Belgique sur trois grands piliers: les pensions légales (premier pilier), les pensions complémentaires (deuxième pilier) et l’épargne-pension individuelle.

Ce troisième pilier peut prendre la forme d’une assurance ou d’un fonds d’épargne-pension, lequel investit notamment en actions ou obligations. L’épargne-pension, encouragée fiscalement, existe depuis 30 ans en Belgique et est de plus en plus populaire. «Si l’on inclut la formule d’assurance, deux Belges sur trois appartenant à la population active possèdent un produit d’épargne-pension du troisième pilier», relève la BEAMA. Et de plus en plus de jeunes y prennent part.

Les fonds d’épargne-pension ont obtenu un rendement moyen de 6,6% en 2017. Ce rendement moyen annuel atteint 3,5% au cours des 10 dernières années et 7% par an sur base des 25 dernières années.

Le secteur appelle le gouvernement à encourager l’épargne-pension. «Cela doit rester un produit clair, simple et stable. Les gens doivent pouvoir le comprendre. Souvent, il s’agit de leur seul investissement», plaide Marnix Arickx, président de BEAMA.

Source: lavenir.net – 18-04-2018

Les adresses Gmail contiennent une particularité peu connue

Une particularité très peu connue des adresses Gmail a été révélée par des escrocs, qui en ont fait une astuce pour pirater des comptes Netflix, le service de messagerie de Google ne tient pas compte des points dans l’adresse de messagerie.

Concrètement, un mail envoyé à une adresse contenant un point le sera à la même adresse, sans le point.

Ainsi, si vous envoyez un mail à albert.dupont@gmail.com, le mail arrivera sur l’adresse albert.dupont@gmail.com, mais aussi sur l’adresse albertdupont@gmail.com.

Source: lesoir.be – 17-04-2018

Avec ce système, des escrocs trouvent une nouvelle astuce pour avoir accès gratuitement à Netflix

De nombreuses personnes désirent avoir accès à Netflix. Certaines payent pour le service. D’autres utilisent des astuces (illégales) pour ne pas débourser le moindre centime. Et une nouvelle astuce pour avoir accès au service gratuitement a été mise au point. Elle fait appel à une fonctionnalité peu connue des adresses Gmail, et les points qu’elles contiennent.Lorsqu’un client s’inscrit à Netflix, il le fait souvent avec une adresse Gmail. Et le service de messagerie de Google contient une particularité que peu de personnes connaissent : Gmail ne tient pas compte des points dans les adresses Gmail. Netflix non plus, ne tient pas compte des points dans les adresses mail.

L’escroquerie a été découverte par James Fisher, qui a reçu un mail de Netflix lui demandant de mettre à jour ses données bancaires, ce qu’il aurait fait s’il ne s’était pas rendu compte qu’il s’agissait d’une autre adresse mail.

Que s’est-il donc passé ? Une personne s’était inscrite sur Netflix en utilisant l’adresse mail de James Fisher, en y ajoutant un point. James Fisher reçoit donc un mail l’invitant à mettre à jour ses coordonnées bancaires. S’il le fait, l’escroc n’a plus qu’à changer l’adresse mail du compte et profiter gratuitement du service proposé par Netflix, pendant que James Fisher paye l’abonnement.

Source: lesoir.be – 17-04-2018

 

Lutter contre les pratiques commerciales déloyales dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire

Voici une fiche d’informations de la Commission européenne avec les questions et réponses

Qu’entend-on par pratiques commerciales déloyales?

Les pratiques commerciales déloyales (PCD) sont des pratiques entre entreprises qui s’écartent de la

bonne conduite commerciale et sont contraires aux principes de bonne foi et de loyauté. Elles sont

généralement imposées de manière unilatérale par un partenaire commercial à un autre. La chaîne

d’approvisionnement alimentaire (CAA) est particulièrement vulnérable aux pratiques commerciales

déloyales en raison d’importantes différences en termes de pouvoir de négociation.

Pourquoi réglementer les pratiques commerciales déloyales maintenant? Les codes de

conduite volontaires ne sont-ils pas suffisants?

Cela fait déjà plusieurs années que la Commission européenne s’intéresse à la question des pratiques

commerciales déloyales (PCD) dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Des communications

ont été publiées sur le sujet en 2009 et 2014. En janvier 2016, la Commission a rendu compte, dans

un rapport spécifique, des évolutions positives pour s’attaquer aux pratiques commerciales déloyales

dans le secteur, tant au niveau national que sous la forme de l’«initiative relative à la chaîne

d’approvisionnement», de nature volontaire, lancée par le secteur privé. Si à l’époque l’Union

européenne n’avait pas jugé nécessaire de légiférer dans ce domaine, la Commission s’est toutefois

engagée à réexaminer, avant la fin de son mandat, cette nécessité à la lumière des évolutions

intervenues ultérieurement.

En novembre 2016, le groupe de travail sur les marchés agricoles, un groupe indépendant d’experts de

haut niveau créé par la Commission européenne, a présenté ses conclusions dans un rapport intitulé

«Améliorer les résultats du marché – renforcer la position des agriculteurs dans la chaîne

d’approvisionnement». Il recommandait, entre autres, que l’Union européenne légifère dans le domaine

des pratiques commerciales déloyales concernant les produits agricoles.

Au début de l’année 2018, la Commission a mené à terme un bilan de l’évolution des pratiques

commerciales déloyales dans les États membres et dans le secteur privé, et elle a constaté que les

attentes de 2016 n’avaient pas été satisfaites, les développements initialement prometteurs ayant été

ralentis et seules quelques recommandations ayant été adoptées. En effet, plusieurs États membres

n’avaient toujours pas mis en place ou n’avaient mis en place qu’un nombre limité de régimes visant à

lutter contre les PCD, et un certain nombre d’acteurs principaux n’avaient pas pris part à l’initiative

relative à la chaîne d’approvisionnement en raison d’une faible structure de gouvernance qui empêchait

de mener des enquêtes efficaces et de prendre des mesures de répression appropriées dans les cas de

PCD.

Les différences importantes en termes de pouvoir de négociation qui existent fréquemment entre les

divers opérateurs de la chaîne d’approvisionnement alimentaire continuent de donner lieu à des

situations où les maillons les plus faibles qui, dans la plupart des cas, sont les producteurs agricoles, se

retrouvent dans une position vulnérable et subissent des pressions économiques excessives.

Une consultation publique en ligne à l’échelle de l’Union menée au cours du deuxième semestre

de 2017 a également confirmé que la majorité des parties intéressées, qu’il s’agisse d’organisations

professionnelles, du secteur agricole ou du secteur alimentaire, continuent de considérer que les

pratiques commerciales déloyales dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire constituent un

problème. 96 % des personnes ayant répondu à la consultation publique de 2017 sur la modernisation

de la PAC étaient d’accord avec la proposition selon laquelle l’amélioration de la position des

agriculteurs dans la chaîne de valeur, y compris en luttant contre les pratiques commerciales déloyales,

devrait être un objectif de la politique agricole commune de l’Union. La plus récente enquête

Eurobaromètre des citoyens de l’Union montre également que la majorité des citoyens sont favorables

à un renforcement du rôle des agriculteurs dans la chaîne alimentaire.

La Commission Juncker est une Commission qui protège et, face aux déséquilibres et aux

comportements déloyaux qui pourraient être rectifiés, nous avons décidé d’agir et de présenter, pour la

toute première fois, des propositions législatives visant à réglementer les pratiques déloyales dans la

chaîne d’approvisionnement alimentaire.

Pourquoi avez-vous choisi d’interdire ces pratiques commerciales déloyales en particulier?

Qu’en est-il des autres?

La législation nationale et le code de conduite émanant du secteur privé couvrent une large gamme de

pratiques commerciales. Les PCD sélectionnées par la Commission ont été considérées, en général,

comme les plus manifestement abusives, affectant en particulier les maillons les plus faibles de la

chaîne d’approvisionnement alimentaire (à savoir les exploitants agricoles et les petites et moyennes

entreprises). En outre, il existait un large consensus sur le fait que ces PCD particulières perturbent le

fonctionnement correct et efficace de la chaîne d’approvisionnement alimentaire.

Ce consensus émanait de plusieurs sources: les conclusions du groupe de travail sur les marchés

agricoles, un groupe d’experts créé par la Commission en 2016; les principes de bonne pratique de

l’initiative relative à la chaîne d’approvisionnement; et le retour d’information reçu par la Commission à

la suite de plusieurs consultations des parties intéressées. Par exemple, à l’occasion de la consultation

publique de la Commission sur les PCD, il a été demandé aux participants d’identifier les pratiques

qu’ils jugeaient déloyales et qui avaient le plus d’effets négatifs; par ailleurs, l’analyse d’impact initiale

de la Commission a suscité de nombreuses réactions. La Commission a également envoyé des

questions ciblées aux entreprises, aux associations de consommateurs et aux autorités nationales, a

organisé un atelier sur les PCD et a tenu de nombreuses réunions avec les parties intéressées de la

chaîne d’approvisionnement alimentaire et les groupes de la société civile.

Quels sont les produits couverts par la proposition?

Les produits alimentaires couverts sont les produits agricoles et les produits transformés à partir de

produits agricoles. Les produits de la pêche sont également considérés comme des produits agricoles.

Les produits couverts par la proposition correspondent à ceux qui font généralement l’objet des

pratiques commerciales déloyales dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire.

Aux fins de la présente proposition, comment décririez-vous les acheteurs et les

fournisseurs? Quelles sont les parties intéressées ciblées?

La proposition s’applique à toute personne intervenant dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire,

qu’il s’agisse d’un détaillant, d’une entreprise de transformation des produits alimentaires, d’un

grossiste, d’une coopérative ou d’une organisation de producteurs ou d’un producteur indépendant, qui

serait impliquée dans l’une quelconque des pratiques commerciales déloyales identifiées. La proposition

vise plus particulièrement à donner des moyens d’action aux partenaires les plus vulnérables disposant

d’un pouvoir de négociation très limité, de sorte que le fournisseur doit être de petite taille ou de taille

moyenne conformément à la définition établie au niveau de l’Union.

Une nouvelle législation impliquera-t-elle des charges administratives supplémentaires pour

les États membres? Les parties prenantes de la chaîne d’approvisionnement alimentaire

devront-elles supporter un coût financier?

La plupart des administrations des États membres disposent déjà de structures pour contrôler et faire

appliquer la législation en matière de PCD: dans ce cas, les coûts supplémentaires devraient être

minimes. Dans les cas où ces structures n’existent pas, les mesures coercitives pourraient être mises

en oeuvre par des organismes existants tels que les autorités de concurrence ou les agences de

protection des consommateurs, ce qui limite considérablement les coûts.

En outre, comme le démontrent les États membres qui ont récemment créé de nouvelles structures

pour réglementer les PCD dans le cadre de leur législation nationale respective, il est possible d’y

parvenir avec un engagement financier relativement faible.

Dans la mesure où la plupart des États membres disposent déjà d’une certaine forme de

réglementation des PCD, les entreprises devraient être bien préparées et ne devraient donc faire face

qu’à des coûts limités. En tout état de cause, les coûts supplémentaires éventuels devraient être plus

que compensés par les avantages escomptés des mesures visant à lutter contre les PCD

particulièrement préjudiciables.

En cas de non-conformité, des sanctions sont-elles prévues? Si oui, lesquelles?

Oui. L’une des principales raisons à la base de l’instauration d’un régime de lutte contre les pratiques

commerciales déloyales à l’échelle de l’Union est la volonté de compléter l’initiative du secteur privé,

connue sous le nom d’initiative relative à la chaîne d’approvisionnement, par un niveau minimum de

protection applicable dans tous les États membres. La directive proposée exige donc que les États

membres désignent une autorité publique pour faire appliquer l’interdiction des pratiques répertoriées.

Cette autorité doit être en mesure de mener des enquêtes (sur demande ou de sa propre initiative),

d’imposer des amendes et de publier ses décisions.

Quel est l’impact attendu pour les agriculteurs, les transformateurs, les détaillants?

Interdire le recours aux PCD identifiées comme les plus dommageables pour les agriculteurs et les

petits et moyens fournisseurs dans l’industrie agroalimentaire augmentera la confiance au sein de la

chaîne d’approvisionnement et compensera le manque relatif de pouvoir de négociation de ces petits

opérateurs par rapport à leurs acheteurs de plus grande taille. Cela devrait leur donner une plus

grande sécurité juridique (par exemple, ils n’auront plus à se préoccuper de trouver un nouvel

acheteur du fait d’annulations de commandes en dernière minute) et les dispenser en partie de gérer

des risques sur lesquels ils n’ont qu’une prise limitée, voire aucune prise.

Le prix des produits alimentaires va-t-il augmenter pour les consommateurs?

Non. Il n’y a aucune raison que la législation de l’Union entraîne une augmentation des prix pour les

consommateurs: dans la consultation publique réalisée par la Commission, rien n’indique que les

pratiques commerciales déloyales ciblées entraînent une réduction des prix à la consommation ni que

leur interdiction occasionnerait une augmentation des prix. En réalité, les associations de

consommateurs ont tendance à encourager la réglementation de ces pratiques, parce que celles-ci ont

un effet négatif sur les consommateurs à plus long terme.

La législation prévoit également que la Commission présente un rapport sur l’application des règles

après trois ans, y compris sur les éventuels impacts sur les prix.

Quel est le lien entre cette proposition et le Forum à haut niveau sur l’amélioration du

fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement alimentaire et l’initiative relative à la

chaîne d’approvisionnement?

La proposition de directive complète, mais ne remplace pas, le code de conduite volontaire de

l’initiative relative à la chaîne d’approvisionnement, qui résulte lui-même du Forum à haut niveau créé

par la Commission en 2010 en vue d’étudier les questions relatives à la chaîne d’approvisionnement

alimentaire. La décision de proposer une norme minimale commune de protection dans l’Union

européenne permet aux États membres qui appliquent déjà des normes plus rigoureuses en matière de

lutte contre les pratiques commerciales déloyales de continuer à agir de la sorte.

Les États membres seront-ils autorisés à aller plus loin et à prendre leurs propres mesures?

Le risque n’est-il pas que ces mesures fassent double emploi ou se substituent aux efforts

des États membres?

La proposition présentée aujourd’hui, sous la forme d’une directive, complète la réglementation au

niveau des États membres. Ceux-ci peuvent adopter une législation plus stricte, et ils sont d’ailleurs

nombreux à avoir déjà mis en place une réglementation plus ambitieuse. Une action au niveau de

l’Union crée un niveau de protection de base pour les opérateurs de la chaîne d’approvisionnement

alimentaire dans l’ensemble de l’Union, grâce à une harmonisation minimale des règles, à des règles

d’exécution communes et à la coordination des efforts déployés en matière de contrôle de l’application.

Ces règles s’appliqueront-elles aux fournisseurs et/ou acheteurs de pays tiers?

Oui, elles s’appliqueront aux fournisseurs de pays tiers, tant pour des raisons d’équité que pour éviter

des effets de distorsion indésirables des échanges. Par exemple, si seuls les fournisseurs de l’Union

étaient protégés contre les PCD, mais pas les fournisseurs des pays tiers, les acheteurs pourraient être

incités à s’approvisionner auprès de ces fournisseurs de pays tiers (auxquels ils pourraient imposer des

PCD).

Pourquoi la Commission ne prend-elle pas de mesures en matière de transparence des prix?

La prochaine étape consistera en effet à étudier la problématique de la transparence des marchés. La

Commission continuera à travailler sur cet aspect et nous devrions voir les premiers résultats de ces

travaux au cours du second semestre de 2018. Parallèlement, l’une des tâches du Forum à haut niveau

sur l’amélioration du fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement alimentaire consistera à

aborder cet aspect.

Ces travaux doivent être considérés comme complémentaires des mesures visant à garantir la

transparence que la Commission a déjà adoptées, comme le lancement et le fonctionnement des

observatoires des marchés gérés par la DG AGRI.

 

Source: Commission européenne – MEMO/18/2703

 

Comment éviter l'apparition d'Alzheimer ?

Les nuits blanches peuvent provoquer l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Le manque de sommeil peut provoquer des anomalies cérébrales liées à la maladie d’Alzheimer. Une nuit blanche suffirait pour causer au cerveau des dommages importants.

C’est ce que révèle une étude menée par les chercheurs à l’Institut national américain sur l’abus d’alcool et l’alcoolisme.

Lorsqu’on ne dort pas assez, on sécrète dans le cerveau ce qu’on appelle des « beta amyloïdes ». Or, ces protéines peuvent favoriser l’apparition de la maladie d’Alzheimer. D’ailleurs, la présence anormale de beta amyloïde est constatée chez les personnes souffrant de dégénérescence cognitive et de démence, toutes deux liées à la maladie d’Alzheimer.

Publiée dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), cette étude est le fruit d’un travail sur 20 personnes soumises à une nuit blanche. Ces personnes ne possédaient pas d’antécédents liés à des troubles cérébraux. L’apparition de la protéine a été constatée après une seule nuit sans dormir. Donc, souvenez-vous, bien dormir est important pour favoriser l’élimination de ces dépôts.

Source: lalibre.be – 12-04-2018

Plus de 10.000 agents immobiliers mais trop peu de syndics

Le nombre d’agents immobiliers agréés ne cesse d’augmenter en Belgique. Au 31 décembre 2017, l’Institut professionnel des agents immobiliers (Ipi) comptait 10.181 membres, un nouveau record, ressort-il de son rapport annuel 2017 publié jeudi. Si la profession gagne en popularité, trop peu de nouveaux inscrits exercent la fonction de syndic. Vu la croissance du marché du logement organisé en copropriété, la Belgique risque de manquer de syndics professionnels, alerte l’Institut.

Les syndics sont ceux qui gèrent les parties communes de copropriétés, comme des immeubles à appartements. Sur les 10.181 agents immobiliers membres de l’Ipi, 5.666 exercent cette fonction, combinée ou non à celle de courtier. Mais moins de 20% des nouveaux stagiaires et titulaires se dirigent vers des activités de syndic, alors qu’on risque une pénurie de syndics professionnels, regrette l’Ipi.

L’organisation se réjouit en revanche que son rôle de garant de la déontologie des agents immobiliers soit de plus en plus connu. Ses Chambres exécutives ont reçu 1.183 plaintes l’année dernière, soit une hausse de 35% par rapport à 2016. Ces plaintes ont abouti à 283 décisions disciplinaires (+11%), dont 32 radiations, 97 suspensions et 52 blâmes.

L’Ipi n’octroie pas de dédommagements et ne remplace donc pas les tribunaux judiciaires, rappelle-t-il toutefois à l’adresse des consommateurs.

Outre le respect de la déontologie, l’autre cheval de bataille de l’institut est la lutte contre les faux agents immobiliers. Or «il subsiste un groupe tenace de faux agents immobiliers. Ceux-ci se moquent des lois et des règles qui régissent l’accès à la profession d’agent immobilier», constate l’organe de contrôle.

L’an dernier, il a ouvert 582 dossiers pour exercice illégal de la profession. La plupart des contrevenants ont régularisé leur situation sans qu’il faille faire appel à la justice. Mais 42 faux agents qui refusaient de se mettre en règle ont été condamnés par les tribunaux.

Source: lavenir.net – 12-04-2018

Trop de plomb dans l'eau des robinets en Wallonie

Un taux de plomb supérieur aux normes européennes a été constaté dans 5,2 % des eaux de robinet de Wallonie, relèvent mardi la Dernière Heure et La Libre. Les journaux se basent sur un rapport de la DGO3, le service public de Wallonie-Environnement.

Le taux de conformité en plomb a diminué au cours des dernières années, passant de 99% en 2010-2012 à 94,8% en 2014-2016, selon le rapport sur la « qualité des eaux destinées à la consommation humaine » étudié « prochainement » par le gouvernement wallon.

Quelque 16.252 contrôles au robinet et 3.248 sur compteurs et cuisines ont été réalisés par l’administration entre 2014 et 2016, écrivent les quotidiens. Du plomb a été détecté lors de 39% de ces contrôles. Dans 7,8% des contrôles, les résultats ont conclu à un dépassement de la norme de 10 microgrammes par litre. Dans 1,2% des cas, le taux était plus de cinq fois supérieur à la norme autorisée.

La présence de plomb dans l’eau potable découle de deux causes principales: les canalisations en plomb qui équipent encore la plupart des maisons anciennes; et les raccordements, qui relient la canalisation, dans la rue, au compteur d’eau, dans la maison ou l’immeuble.

Contrairement au fer et au cuivre, le plomb est considéré comme toxique. Son accumulation dans le corps par les voies digestives ou respiratoires provoque le saturnisme, qui peut entraîner l’anémie, des troubles digestifs, des encéphalopathies, des paralysies ainsi que des retards mentaux, selon la DGO3.

Source: 7sur7.be – 10-04-2018

Wall Street en net recul après des menaces entre la Chine et les Etats-Unis

Wall Street a ouvert en forte baisse mercredi, touchée par l’escalade dans le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine: le Dow Jones perdait 1,86% et le Nasdaq 1,39%.

Vers 13H45 GMT, l’indice vedette Dow Jones Industrial Average chutait de 447,07 points, à 23.586,29 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique abandonnait 96,38 points, à 6.844,90 points.

L’indice élargi S&P 500 baissait de 1,33%, ou 34,87 points, à 2.579,58 points.

Cette nouvelle chute survient après un rebond de la Bourse de New York mardi, aidé par le sursaut du secteur technologique et la bonne santé du secteur énergétique: le Dow Jones avait pris 1,65% et le Nasdaq 1,04%.

« Le marché imagine le pire tout en souhaitant le meilleur » au sujet du commerce sino-américain, a commenté Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.

Les Etats-Unis ont publié mardi une liste provisoire de produits importés de Chine susceptibles d’être soumis à de nouveaux droits de douane pour un montant d’environ 50 milliards de dollars.

Pékin a très vite répliqué, visant de son côté le soja, les automobiles et les petits avions américains.

Membre éminent du Dow Jones, le constructeur aéronautique Boeing chutait de 4,22%.

« Le marché digère la dernière démonstration de la stratégie commerciale d’+oeil pour oeil+ entre les deux pays », ont expliqué les analystes de Wells Fargo.

Les Etats-Unis et la Chine sont engagés depuis un mois dans un conflit déclenché par la décision de l’administration Trump d’imposer des taxes sur les importations d’acier et d’aluminium.

Malgré cette nouvelle chute des indices mercredi, « tout le monde attend de savoir si ces gesticulations aboutiront réellement à une guerre commerciale », a indiqué Patrick O’Hare de Briefing.

En effet, « aussi bien les Etats-Unis que les Chinois laissent la porte ouverte à des négociations », a rappelé M. Volokhine.

« Il demeure que négocier +à la Trump+ implique peut être une victoire à court terme pour les Etats-Unis. Mais pas forcément à long terme ni pour ce pays ni pour le commerce mondial », a-t-il ajouté.

Le président américain a réagi mercredi sur Twitter au risque de guerre commerciale sino-américaine, affirmant: « Nous ne sommes pas dans une guerre commerciale avec la Chine, cette guerre a été perdue il y a de nombreuses années par des personnes stupides ou incompétentes, des personnes représentant les Etats-Unis ».

Le marché obligataire évoluait en petite hausse: le taux d’emprunt à 10 ans des Etats-Unis reculait à 2,764% contre 2,775% mardi soir, et celui à 30 ans à 3,006% contre 3,011%.

Source: lalibre.be – 04-04-2018

Tout ce qui change ce 1er avril

Plusieurs changements entrent en vigueur ce 1er avril. On fait le point sur les nouveautés, dont les cotisations pour indépendants débutants, la télévision en Europe ou encore les appels d’urgence sur les véhicules.

Cotisations sociales pour les indépendants débutants

Un nouveau seuil minimal de cotisations sociales entrera en vigueur ce 1er avril pour les indépendants débutants qui se trouvent dans leur première année d’activité.

Concrètement, le seuil de revenus qui sert de base de calcul pour la cotisation minimale définitive de ces indépendants débutants passera à 6.997,55 euros contre 13.550,50 euros précédemment. L’entrepreneur qui débute et dont le revenu professionnel net est inférieur à 13.550,50 euros bénéficiera aussi d’une cotisation trimestrielle provisoire réduite, avec un minimum de 358,62 euros au lieu des 694,46 euros.

Les premiers mois peuvent en effet s’avérer difficiles économiquement dans certains secteurs comme le commerce et le domaine des services, mais aussi pour les avocats ou les architectes, souligne le ministre fédéral des Indépendants, Denis Ducarme.

La mesure s’appliquera à tout indépendant qui se trouve dans son premier à quatrième trimestre d’activité au deuxième trimestre 2018.

Plus de 10.000 indépendants devraient en bénéficier.

Les apps de télévision mobiles accessibles dans toute l’Europe

À partir de ce dimanche, les abonnés de Proximus, VOO et Telenet pourront utiliser leur application de télévision mobile dans tous les pays de l’Union européenne.

Il sera donc possible de regarder la télévision à l’étranger sur les supports mobiles (smartphone, tablette, ordinateur portable) et d’avoir accès aux mêmes chaînes qu’à son domicile, notamment aux émissions ou retransmissions sportives jusqu’à présent géobloquées.

Ce changement s’explique par l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation sur la «portabilité numérique», votée par le Parlement européen l’année dernière.

Système d’appel urgent eCall sur les véhicules

Tous les véhicules devront désormais être équipés de la technologie d’appel automatique d’urgence eCall (pour «emergency call») pour pouvoir obtenir leur homologation dans l’Union européenne. La directive européenne adoptée en 2011 entre également en vigueur à cette date en Belgique, confirme le SPF Santé Publique. L’objectif est de permettre aux services de secours d’arriver plus rapidement sur le lieu d’intervention.

Le système eCall permet l’appel automatique des services de secours, via le 112, en cas d’accident grave. L’appel est activé si l’airbag se déclenche. Grâce au système intégré de géolocalisation de la voiture, eCall appelle la centrale téléphonique la plus proche du lieu de l’accident. Le type de véhicule est alors communiqué.

Les services de secours peuvent alors localiser précisément l’accident et tenter d’entrer en contact avec un occupant du véhicule. En cas d’absence de réponse, une équipe d’intervention se rend immédiatement sur place.

Il est également possible d’activer un appel de manière manuelle, en cas d’accident sans déclenchement de l’airbag ou si l’occupant d’un autre véhicule est témoin d’un accident.

Certains constructeurs ont déjà développé la technologie sur certains modèles. Celle-ci devient donc obligatoire sur tous les nouveaux véhicules à homologuer. Les nouveaux modèles mis en vente après le 1er avril, mais homologués avant cette date, ne sont donc pas obligatoirement équipés du système.

Ryanair intègre des minima sociaux belges dans ses contrats

Certains minima sociaux belges seront intégrés dans les contrats irlandais du personnel belge de la compagnie aérienne à bas coûts Ryanair dès ce 1er avril 2018.

Ryanair ne reconnaîtra en revanche toujours pas les représentations syndicales.

Parmi les évolutions, on note que le personnel de cabine pourra entre autres profiter d’une période de probation de six mois et d’un congé de maternité de 15 semaines payé par la sécurité sociale belge.

Au moins neuf semaines de congé devront être prises après la date de naissance du bébé. Le père bénéficiera aussi d’un congé de paternité de 10 jours. Un congé parental de quatre mois est également prévu pour l’équipage.

Discrimination en entreprise: des clients-inspecteurs

photopitu – FotoliaLes inspecteurs sociaux auront la possibilité de se faire passer pour un client ou un travailleur potentiel dans une entreprise, afin de démasquer une discrimination présumée dans le chef de la société visée par le contrôle, en vertu de la loi portant des dispositions diverses en matière d’emploi publiée le 15 janvier dernier au Moniteur.

À la suite d’une plainte ou d’un signalement, et après une enquête de datamining (exploration de données) et de datamatching (couplage de données) mettant en avant des indications objectives de discrimination, les inspecteurs sociaux auront la possibilité de se présenter comme des clients, des clients potentiels, des travailleurs ou des travailleurs potentiels, pour vérifier si une discrimination fondée sur un critère protégé légalement a été ou est commise.

Cette méthode de recherche doit cependant se limiter à créer l’occasion de mettre à jour la pratique discriminatoire présumée.

Loi contre les fausses reconnaissances de paternité

La loi permettant de lutter contre les fausses reconnaissances de paternité auxquelles ont recours certaines personnes étrangères en vue de s’assurer un séjour régulier sur le territoire entre en vigueur.

Adopté le 13 juillet dernier en séance plénière de la Chambre, le projet porté par le secrétaire d’État à l’Asile Theo Francken et le ministre de la Justice Koen Geens vise à contrecarrer une nouvelle évolution du phénomène des relations de façade après les faux mariages et les cohabitations légales de complaisance.

Cette loi permettra à un officier de l’état civil d’une commune de refuser la reconnaissance d’un enfant hors mariage par son père (ou sa coparente) si ce fonctionnaire soupçonne qu’il s’agit là d’une fraude au séjour et ce, même si un lien biologique existe entre le père et l’enfant.

En cas de doute, l’officier de l’état civil pourra donc reporter une demande de reconnaissance d’enfant(s) voire la refuser. Avec cette nouvelle loi, les candidats à la reconnaissance n’auront en outre plus la possibilité de passer d’une commune ou d’un notaire à l’autre en cas de revers. La demande ne pourra être formulée que dans la commune où le candidat à la reconnaissance, l’enfant ou le conjoint putatif est inscrit, ou dans la commune de naissance de l’enfant. En d’autres termes, les reconnaissances ne pourront plus avoir lieu à l’étranger – consulats et ambassades – que si le demandeur est Belge et est domicilié sur le territoire dépendant du poste consulaire contacté.

Cette loi fait l’objet d’une requête en annulation, déposée devant la cour constitutionnelle par l’Ordre des barreaux francophone et germanophone (OBFG), le C.I.R.E, la Ligue des droits de l’homme (LDH), l’Association pour le droit des étrangers (ADDE), la Défense des enfants, le Comité belge pour l’UNICEF ou encore la Coordination des ONG pour les droits de l’enfant (CODE).

Remplacement à la tête de Brussels Airlines

BELGAChristina Foester remplace officiellement le Belge Bernard Gustin comme CEO de Brussels Airlines à partir de ce 1er avril. L’Allemande était auparavant la directrice commerciale de la compagnie.

Ce changement à la tête de Brussels Airlines avait été annoncé début février à l’issue d’un conseil d’entreprise extraordinaire à Bruxelles.

Selon Étienne Davignon, le président du conseil d’administration de la holding de Brussels Airlines (SN Airholding), le départ de Bernard Gustin s’explique par des problèmes relationnels avec les actionnaires de la maison-mère Lufthansa. Le groupe aéronautique allemand a acquis l’intégralité des parts de l’entreprise belge il y a plus d’un an.

Reprise partielle du travail: changement pour les allocations

Quand on est en incapacité de travail, à cause d’une maladie ou d’un accident, il est possible de reprendre le travail à temps partiel.

Jusqu’à présent, les indemnités AMI (assurance maladie invalidité) étaient calculées sur base du salaire brut, diminué d’un pourcentage. Ce pourcentage était différent selon le montant du salaire. Et les personnes avec un revenu élevé se retrouvaient avec une indemnité minuscule.

Dès le 1er avril, on change. Désormais, le calcul est le même pour tout le monde. Il ne tient pas compte de l’horaire de travail presté par la personne avant son incapacité. Il se base sur deux données: le nombre d’heures de travail autorisé par semaine, et le nombre d’heures correspondant à un temps plein.

Source: lavenir.net – 01-04-2018

Sprimont: Eloy pourrait relancer l’opération «bouchons»

Eloy Water, filiale du groupe sprimontois Eloy, pourrait relancer la collecte de bouchons en plastique, effectuée jusqu’ici par Eryplast mais dont la fin est annoncée pour le 1er avril. Une relance qui permettrait aux associations de bénéficier à nouveaux de ces revenus complémentaires, et à Eloy Water de fabriquer à partir de matériaux recyclés les supports bactériens utilisés dans ses micro-stations d’épuration.

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe la semaine dernière parmi de nombreuses associations : Eryplast, la société herstalienne qui rachetait auprès des associations les bouchons en plastique pour les transformer en palettes et en caillebotis, cessera cette activité dès le 1er avril. Une perte sèche pour ces ASBL qui parvenaient grâce à cet argent « facilement » gagné à compléter leur budget.

Mais tout espoir n’est pas perdu. Eloy Water, la filiale du groupe sprimontois Eloy spécialisée en traitement des eaux usées, envisage en effet de prendre la relève. À condition toutefois que cette nouvelle activité ne mette pas en péril sa production…

«  Voici dix ans, j’avais déjà voulu saisir cette opportunité, explique Louis Eloy, administrateur-délégué du groupe Eloy. Mais à l’époque, Eryplast était déjà bien organisé et faire cette collecte à deux aurait été compliqué.  »

Le projet a finalement été abandonné. Mais il vient de ressortir des cartons depuis l’annonce faite par Eryplast d’abandonner cette activité.

Quel intérêt pour Eloy Water ? Il est multiple. La société sprimontoise fabrique principalement des micro-stations d’épuration, qui utilisent le « principe du traitement par culture fixée immergée et aérée. » En clair, ce sont des bactéries, logées dans la cuve, qui traitent les eaux. Et ces fameuses bactéries sont installées sur des supports en plastique.

De quoi recycler 600 tonnes de plastique par an ! «  Ce serait un bel exemple d’économie circulaire, estime Louis Eloy. On recycle les déchets que sont les bouchons, pour en faire des produits qui serviront au traitement des eaux usées.  » Tout en permettant aux associations de retrouver cette source subsidiaire de revenus. «  On voudrait vraiment prendre la place d’Eryplast pour que ces ASBL retrouvent un débouché pour ces bouchons, souligne l’administrateur-délégué du groupe Eloy. Je vais donc rencontrer leur directeur technique après les vacances de Pâques, pour voir comment ils fonctionnent, quels sont les avantages et les inconvénients de cette filière…  »

Plus que la seule -bonne – volonté, c’est en effet l’aspect technique qui sera prépondérant dans la décision finale.

«  La matière première doit être propre. Au niveau qualité, c’est du plastique alimentaire qui est utilisé pour les bouchons, donc a priori de meilleure qualité encore que celui qu’on utilise, mais il faut s’assurer qu’il ne présente aucun risque pour nos machines, qui tournent sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et on devra sans doute faire de nouveaux moules.  » Un investissement de l’ordre de 150.000 euros pièce, auquel il faudra ajouter le rachat de la broyeuse utilisée jusqu’à présent par Eryplast.

Mais ce n’est pas tant l’aspect financier qui inquiète le groupe Eloy – «  On ne gagnera rien, mais on espère faire une opération blanche » – que la fiabilité du process.

Des tests vont donc devoir être entrepris pour s’assurer que le recyclage de ces bouchons n’entrave pas le bon fonctionnement de l’usine sprimontoise.

«  Mais il faudra plusieurs mois d’essai avant de pouvoir dire si ça fonctionne ou pas. D’autant qu’il faut déjà entre six et huit mois pour designer un moule. Et qu’ensuite, il faudra encore sans doute réorganiser la collecte. Le calcul financier peut encore être vite fait, mais au niveau de la faisabilité, ça prendra du temps.  »

L’opération « bouchons » n’est donc pas encore sauvée, mais un espoir subsiste néanmoins de la voir reprendre à relativement court terme.

«  Dans le doute, que les associations continuent à garder les bouchons, termine Louis Eloy. Si ça ne fonctionne pas avec nous, c’est peut-être une autre entreprise qui prendra la relève…  »

Source: lameuse.be – 27-03-2018

Empêché de payer un crédit en raison d'une perte de revenus? (R)assurez-vous !

La Wallonie propose, depuis 5 ans, une assurance gratuite en cas de coup dur, pour payer le crédit maison.

Tantôt un Belge sur quatre, tantôt 41 % de la population, tantôt un Belge sur sept qui se sent directement menacé dans les six mois à venir : peu importe l’étude ou la méthodologie, le phénomène est clair, jamais les Belges n’ont eu aussi peur de perdre leur emploi. Raréfaction des CDI, flexibilisation des jobs et explosion du nombre de burn-outs (28.000 en 2017, selon les statistiques de l’Inami) n’arrangent évidemment rien. D’autant plus que le payement du loyer ou du crédit immo, lui, continue à courir…

Si certains bancassureurs ont perçu cette crainte pour en faire dériver des produits d’assurance payants, la Région wallonne, depuis 2013 déjà, propose, à l’insu de bon nombre de ses administrés, une assurance perte de revenus… totalement gratuite.

Le principe ? La Wallonie, associée pour le coup à Ethias, prend pour vous et à ses frais cette assurance qui permet le remboursement partiel de votre prêt hypothécaire si vous perdez votre emploi ou si vous vous trouvez en incapacité de travail. Chaque Wallon peut en bénéficier s’il contracte un prêt hypothécaire pour acheter, construire, réhabiliter, restructurer un logement, et sous certaines conditions. Elles sont assez générales : en gros, il faut être en bonne santé, apte au travail et ne pas être propriétaire d’un autre bien. Plus en détails, il faut travailler au moins à mi-temps sous statut ou sous contrat à durée indéterminée. Les emplois temporaires (toujours à mi-temps minimum) dans l’enseignement sont également tolérés, mais avec un bémol : il faut faire valoir une ancienneté de service de huit ans minimum. Pas d’ostracisme pour les indépendants à titre principal, qui ont également accès à l’assurance perte de revenus.

Que couvre l’assurance exactement ? Simple. Le remboursement partiel de vos mensualités hypothécaires (maximum 6.200 €/an), durant trois ans maximum, et pendant les huit premières années de votre crédit. Soit un coup de pouce non négligeable de 516 € par mois en cas de coup dur pour payer le crédit…

On le rappelle, si vous êtes dans les conditions citées, cette assurance est gratuite. Elle ne rameute pourtant pas les foules, de manière assez incompréhensible : « Nous pensons effectivement que notre produit n’est pas assez connu du grand public, nous explique Isabelle Gouthiere, directrice du SPW Logement. Les demandeurs en sont informés généralement par l’organisme bancaire prêteur. Le principal frein à l’obtention de cette assurance est l’obligation qu’en cas d’achat, le prêt hypothécaire doit contenir 7.500 € de travaux dans le bien. »

Depuis 2013, selon les données du SPW, seuls 9.035 dossiers ont été introduits et 6.121 ont été validés. Budget total dépensé pour aider les assurés ? 11.482.871 € en cinq ans. Le coup de pouce est donc loin d’être inutile…

Source: dhnet.be – 21-03-2018