Tout ce qui change ce 1er Mai 2026

Dès ce 1er mai, une série de nouvelles mesures entrent en vigueur pour les Belges. Drogue, Mercosur, musées : on fait le point.

Les détenus des prisons et des maisons de détention pourront être soumis à des tests de dépistage de drogues obligatoires à partir du 1er mai. La contrainte physique est exclue mais un refus sera assimilé à un résultat positif.

La ministre de la Justice Annelies Verlinden indique que la consommation et le trafic de drogues sont des problèmes persistants dans les prisons. Ils nuisent à la cohabitation des détenus, mettent en danger la sécurité des agents pénitentiaires et sont à l’origine d’agressions, souligne-t-elle. L’intensification de la lutte contre la drogue en détention doit donc améliorer la sécurité, la santé et les chances de réinsertion des détenus.

Une base juridique est désormais prévue pour la réalisation de tests de dépistage de drogues. Ces tests peuvent être effectués de manière ciblée sur la base d’indices individuels, ou de manière aléatoire afin de « créer un effet dissuasif ». Ils sont réalisés à partir d’échantillons de salive ou d’urine. En cas de test positif, le détenu est orienté vers les services médicaux et psychosociaux pour recevoir les soins urgents nécessaires et suivre un programme de traitement. Il fera l’objet d’un nouveau test plus tard. Une sanction peut également être infligée dans certains cas, pour une fraude ou un refus par exemple.

La ministre souhaite étendre la portée de la mesure aux maisons de transition, où les détenus purgent la dernière phase de leur peine.

Tarifs préférentiels dans les musées fédéraux

Les tarifs préférentiels dans les musées fédéraux seront harmonisés à partir du 1er mai. La mesure, prise par la ministre Vanessa Matz dans un arrêté ministériel, doit contribuer à davantage de clarté. 

Mercosur

L’accord de libre échange commercial entre l’Union européenne et les pays sud-américains du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) s’applique à titre provisoire à partir du 1er mai. Cette application provisoire intervient sur la base d’une décision du Conseil de l’UE (Etats membres), sur laquelle la Belgique s’était abstenue en raison, notamment, de l’opposition de la Wallonie.

L’accord UE-Mercosur, négocié durant près de 25 ans, prévoit la création d’une large zone de libre-échange, pesant plus de 700 millions de consommateurs. Il doit permettre l’exportation de davantage de voitures, machines, vins et spiritueux européens vers l’Amérique du Sud tout en facilitant l’entrée en Europe de certains quotas de viande bovine, volailles, sucre, riz, miel et soja venus des pays du Mercosur.

L’accord doit encore être voté par le Parlement européen, qui a demandé fin janvier à la Cour de justice de l’UE de vérifier sa conformité avec les traités européens. Cette procédure devrait prendre plusieurs mois.

Source: lesoir.be – 28/04/2026

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